Carrières et emplois : De la construction à l’exercice

Si certains quittent la tête des grandes entreprises internationales, dans la polémique et le scandale, d’autres en revanche, s’en vont la conscience tranquille. Tel est le cas de Noël Forgeard, Président du constructeur aéronautique européen Airbus, qui estime avoir rempli ses objectifs depuis son arrivée. Il explique qu’il voit la suite de sa carrière «dans la défense». «En arrivant à la tête d’Airbus en 1998, je m’étais fixé trois objectifs. Installer durablement Airbus à parité avec Boeing, c’est fait. Lancer l’A 380, c’est fait. Transformer Airbus, qui était un groupement d’intérêt économique, en une véritable entreprise, c’est fait», dit-il dans un entretien au journal Le Monde de dimanche-lundi. Interrogé sur son éventuel intérêt pour la présidence de France Télécom, qu’il avait refusée en 1995, il a répondu : «c’est une question difficile. Je vois la suite de mon développement personnel dans la défense. Je crois que tout peut m’arriver, même ce qui est injuste». Noël Forgeard, qui doit inaugurer mardi prochain avec le président Chirac le site d’assemblage du très gros porteur A-380 à Toulouse, explique aussi son accord avec le personnel de l’entreprise en Haute-Garonne. «Toulouse, c’est Airbus et Airbus, c’est Toulouse. Cet esprit d’appartenance réciproque est très fort et nous permet, dans la crise actuelle, de passer un accord avec le personnel, qui comprend que nous pouvons être en sur-régime sur l’A-380 et en sous-régime ailleurs», dit-il. Selon lui, la nouvelle unité devrait générer 8.000 emplois directs et indirects à Toulouse. Le président d’Airbus explique sa proximité avec le président Chirac, dont il a été le conseiller à Matignon en 1986. «Je suis, comme lui, libéral et proche des gens», dit-il.

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