Cartes bancaires : 138 milliards de dirhams retirés des gab en 2011

Cartes bancaires : 138 milliards de dirhams retirés  des gab en 2011

 

8 millions d’unités, tel est l’encours des cartes bancaires émises durant l’année 2011. Ce chiffre, mis en relief par Bank Al-Maghrib dans son rapport annuel sur les systèmes et moyens de paiement, marque une progression de 13,6 % par rapport à l’année 2010. Compte tenu de cette évolution, le parc des guichets automatiques de banque (Gab) a connu une extension notable. Ce dernier a atteint, à fin 2011, le seuil de 5.024 équipements dont 480 nouvelles installations, soit une progression de 10,5% par rapport à l’exercice précédent. «Le rapport qui en découle, à fin 2011, est de 1 GAB pour 1.597 cartes émises, si l’on considère l’encours total de cartes émises», souligne Bank Al-Maghrib. Par type de cartes, les visas représentent près de deux tiers de l’encours total atteignant ainsi près de 4,9 millions de cartes. En seconde place se trouvent les cartes CMI et privatives avec en circulation près de 2,6 millions d’unités (1,5 million de cartes CMI et 1,1 million cartes privatives). Toutefois, les Master Cards ne représentent que 5% des parts de marché.
En outre, le nombre de paiements par carte, comprenant les GAB et paiement en ligne, s’est établi à 17,2 millions d’opérations, en hausse de 21,8 en nombre et 22,7%. «Cette progression s’explique essentiellement par l’accroissement des paiements à travers les terminaux de paiement électroniques (TPE), avec 12,4 millions d’opérations pour une valeur de 7,6 milliards DH, en hausse de 22,9 % et 21 % respectivement, par rapport à l’année précédente», souligne Bank Al-Maghrib. Et de poursuivre qu’«avec une part de 72% des transactions effectuées, les opérations sur TPE  représentent l’essentiel des paiements réalisés par cartes bancaires, suivies par les paiements sur GAB, avec une part de 23,8%». Notons que les retraits d’espèces représentent l’essentiel des opérations effectuées par cartes bancaires. Ainsi, le nombre de retraits a atteint en 2011 près de 162 millions d’opérations, soit une valeur cumulée de 138 milliards DH contre 117,7 milliards DH en 2010.
Par ailleurs, les transactions réalisées par les cartes internationales au Maroc sont de l’ordre de 9,1 millions d’opérations correspondant à une valeur de 14,4 milliards DH, en léger repli par rapport à leur niveau de 2010. De même, les opérations effectuées à l’étranger par des détenteurs de cartes délivrées au Maroc ont porté sur 533,5 millions DH correspondant à un nombre de transactions de 271.382 en 2011. Notons que l’architecture des systèmes de paiement marocains comporte trois systèmes interbancaires. C’est dans cette perspective que des mesures seront engagées à court terme. Ainsi 2012 marquera l’achèvement du plan triennal visant la stabilisation du Système interbancaire marocain de télé-compensation (SIMT). L’année devrait également connaître la finalisation de la mission d’évaluation sur place du dépositaire central national de titres Maroclear, ainsi que la réalisation de la mission de surveillance du Centre marocain interbancaire (CMI), prévue au 2ème semestre 2012.

                        Activité du Centre monétique interbancaire

Réalisations globales : L’année 2011 a été marquée par la réalisation d’un chiffre d’affaires monétique de 13,1 milliards DH, correspondant à 15,8 millions de transactions, contre 11,9 milliards DH en 2010 pour un volume de 13,4 millions de transactions, en progression respective de 10,1% et près de 18% en volume. Les flux domestiques ont représenté un volume de 12,4 millions de transactions correspondant à 7,6 milliards DH, marquant des hausses respectives de 22,9 et 21,1%. Les flux touristiques ont atteint pour leur part un volume de 3,4 millions de transactions correspondant à 5,5 milliards DH en évolution respective contrastée de + 2,5% en nombre et -1,8% en valeur par rapport à 2010.
Réalisations régionales : Par zone géographique, Casablanca concentre en volume, à elle seule, de 38,3% de l’activité de paiement globale. Elle est suivie par la région de Marrakech avec 24% de parts de marché. La région de Rabat se place en 3ème position avec 14,4% des réalisations, suivie par les régions d’Agadir, Fès et Tanger qui détiennent respectivement 8,1%, 5,5% et 5,3% du volume global.
Réalisations par secteur d’activité : Les secteurs d’activité «Grande distribution» et «hôtels» drainent à eux seuls 45,7% de l’acquisition globale en montant, suivis des secteurs «restaurants», «Habillement», «bazars» et «Stations-service» avec respectivement 10,4%, 9,7%, 4,7% et 4,2% du montant global des paiements. Ces six premiers secteurs d’activité concentrent près des 3/4 des paiements par cartes au Maroc, avec 74,6% des volumes d’acquisition.  Maintenu en tête du classement, le secteur de la «Grande distribution» a réalisé en 2011 le chiffre d’affaires cartes le plus important avec 3,37 milliards DH, en progression de 15%. Le secteur «Hôtels» a été impacté négativement par la conjoncture particulièrement morose de l’activité touristique de l’année sous revue, reculant ainsi de 2,1 points en 2011.

Le Système des règlements bruts du Maroc (SRBM), qui constitue une infrastructure de paiement permettant notamment les transferts interbancaires de gros montants en temps réel, exécute les règlements des ordres de virement interbancaires et de clientèle ainsi que le déversement des soldes issus de Maroclear, du SIMT et du CMI.

Virement : Au terme de l’année 2011, le SRBM a permis le traitement agrégé de 173.163 ordres de virement, en hausse de 16 % par rapport à l’exercice précédent. La valeur globale de ces ordres a augmenté de plus de 28,7 %, passant de 2.757 milliards DH en 2010 à 3.550 milliards DH en 2011. Les virements interbancaires, qui restent prépondérants avec plus de 66 % du volume global des ordres de paiement réglés par le système, ont connu une augmentation en nombre de 12,8 % et leur valeur a enregistré une hausse conséquente de plus de 42 %, s’établissant à 2.312 milliards de dirhams en 2011, contre 1.621 milliards de dirhams en 2010. Les virements pour compte de la clientèle se sont notablement accrus de plus de 23 %, passant de 46.681 en 2010 à 57.492 en 2011. Leur valeur globale a également enregistré une hausse de près de 9 %, passant de 1 135 milliards de dirhams en 2010 à 1.237 milliards de dirhams en 2011, ce qui reflète l’utilisation accrue du SRBM pour le traitement de ces ordres.


Système interbancaire marocain de télé-compensation (SIMT) : Au titre de l’année 2011, le total des soldes déversés par le SIMT dans le SRBM s’est élevé à 377 milliards de dirhams, contre 432 milliards de dirhams en 2010, en nette décélération de 12,7 %. Pour la même période, le SIMT a globalement exécuté près de 208.128 opérations (chèques, virements, ordres de prélèvement…) en moyenne quotidienne, pour une valeur moyenne journalière de 5,8 milliards de dirhams, contre 187.569 opérations en 2010, représentant une valeur moyenne de 6,2 milliards de dirhams confirmant ainsi la tendance exponentielle constatée depuis 2006. Notons qu’en 2011, le SIMT a procédé à la compensation de 52,5 millions d’opérations interbancaires libellées en dirhams, enregistrant une hausse en volume de plus de 10,5 % par rapport à 2010. En valeur cumulée, les échanges se sont établis à 1 461 milliards de dirhams, en régression de 7,5 % comparée à l’année précédente.


Maroclear : Au titre de l’année 2011, la valeur consolidée des ordres issus des filières de Maroclear et réglés dans le SRBM s’est établie à 6.478 milliards de dirhams, en hausse de plus de 177 % par rapport à son niveau de 2010. Ainsi, à fin 2011, le SRBM a réglé 60.297 opérations issues du système Maroclear, dont 17.106 opérations issues de la filière de gré à gré, d’une valeur globale de 840 milliards de dirhams, et 43.191 opérations de repo, d’une valeur globale de 5.599 milliards de dirhams. La valeur des titres admis à Maroclear au cours l’année 2011 s’est établie à 185,6 milliards de dirhams, en légère baisse de 2,3 % par rapport à son niveau de l’année précédente, toutes valeurs confondues ; le compartiment obligataire étant celui qui a observé la diminution la plus forte par rapport à l’année précédente.


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