Casablanca : la nécessaire mise à niveau

Dans une étude intitulée «Réflexions pour la mise à niveau de la région du Grand Casablanca», Ahmed Meskine, chef de service de la statistique à la direction régionale du ministère de la prévision économique et du plan à Casablanca, souligne que la mise à niveau de la région passe impérativement par l’identification des grands problèmes de la région, leur hiérarchisation (en urgence et priorité) et la prise de mesures urgentes et adéquates nécessaires pour les résoudre. Sur le plan social, la région aura à résoudre le problème de l’analphabétisme car, selon l’étude, au moins 30 % de la population de la région est analphabète. Le chômage constitue aussi un grand handicap pour la région où le nombre des personnes privées d’emploi se chiffrait, en 2002, à 283.339 individus, soit 22 % des sans-emploi au niveau national, rappelle l’auteur, précisant que les taux de chômage sont de 14,5 % pour les personnes âgées de 15 ans et plus (sans diplôme), 28,4 % pour celles ayant un diplôme du niveau moyen et 21,2% pour les personnes ayant un diplôme supérieur. Abordant le volet de l’habitat, l’étude évalue le déficit en logements à 132.000 unités, un manque qui s’accentue de 19.500 logements chaque année. La région souffre également d’un épuisement relatif de la réserve foncière de l’Etat, du coût du foncier et de la présence de l’habitat insalubre (bidonvilles, habitat clandestin) dans une proportion de 12 pc du parc logements existants en 2002, selon la même source. Sur le plan de la santé, l’auteur estime que ce secteur est confronté à l’absence de coordination entre le public et le privé, l’insuffisance du corps paramédical, des ambulances en général et des ambulances équipées en particulier, ainsi que des difficultés relatives au manque de moyens, notamment les équipements spécialisés dans les services des urgences, la cherté des frais d’hospitalisation dans le secteur privé et le très faible taux de couverture sociale. Concernant le volet des difficultés de la mise à niveau de l’entreprise régionale, l’auteur relève les difficultés ayant trait au manque d’accompagnement des entreprises en difficulté par une adoption de conventions de financements, l’analphabétisme de la main-d’oeuvre, les coûts élevés des facteurs (terrains ou immobilier commercial, énergie, matières premières, rémunération du capital), non équipement de certaines zones industrielles (voirie, assainissement), manque de nouvelles zones industrielles équipées à des prix supportables, l’informel et la faible assistance du système bancaire.

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