Casablanca : L’état des cultures est très satisfaisant dans l’ensemble

Casablanca : L’état des cultures est très satisfaisant dans l’ensemble

Grâce aux dernières précipitations, la production globale est appelée à augmenter d’environ 77%

Le chiffre d’affaires moyen réalisé au niveau des exploitations agricoles des filières végétales de la région est de 597,3 millions dirhams.

Malgré une pluviométrie moyenne cumulée avec un volume atteint de 190 mm représentant 140% de plus par rapport à la campagne précédente, les fortes pluies enregistrées jusqu’au 14 février annoncent la couleur dans la zone d’action de la Direction provinciale de l’agriculture (DPA) de Casablanca.

Selon Abderrahmane Naili,  directeur régional de l’agriculture, «grâce aux conditions climatiques favorables à l’activité agricole dans la zone d’action de la DPA de Casablanca, les réalisations agricoles sont plus encourageantes». Et d’ajouter que «33.000 ha ont été semés en céréales, soit 100% de la superficie programmée. Pour les fourrages, 9.048 ha ont été réalisés, soit une augmentation de 7% par rapport à la campagne précédente». S’agissant des légumineuses, elles ont enregistré une superficie emblavée de 300 ha. L’état des cultures est très satisfaisant dans l’ensemble. La quantité de semences et engrais vendue est respectivement de 15.719 et 3.340 qx. En effet, le chiffre d’affaires moyen réalisé au niveau des exploitations agricoles des filières végétales de la région est de 597,3 MDH.

Les céréales, les légumineuses et les fourrages, qui occupent 90% de la superficie cultivée dans la région, participent à hauteur de 50% de ce chiffre d’affaires. Les filières maraîchères participent avec 44% du chiffre d’affaires de la production végétale de la région, alors qu’elles n’occupent que 8% des superficies cultivées. Par contre, au niveau de la zone d’action de la DPA de Casablanca la production globale est appelée à augmenter d’environ 77% au terme du plan agricole régional. Ainsi, la superficie des céréales connaîtra une diminution suite à la reconversion des céréales en fourrages mais aussi à l’extension de la ville sur les terrains agricoles.

Les céréales garderont le même niveau de production grâce au gain prévu sur le plan productivité. Par ailleurs, Casablanca est le lieu de concentration d’une importante infrastructure d’approvisionnement et de commercialisation de produits agricoles. Dans ce sens, M. Naili souligne que «le marché de gros des fruits et légumes assure annuellement la commercialisation de plus de 637.000 tonnes de légumes et plus de 450.000 tonnes de fruits». Outre l’importance de la production agricole au niveau de la région, la production animale à Casablanca se distingue par une conduite intensive de l’élevage laitier constitué principalement de bovins de race améliorée produisant annuellement plus de 65 millions de litres de lait et par une forte concentration d’unités de production de poulet de chair et d’œufs. Or, le chiffre d’affaires des filières animales de la région est de 2.319,4 MDH. 80% de ce chiffre sont produits par les filières avicoles et l’activité d’engraissement.

De surcroît, la région de Casablanca constitue la place principale d’activité commerciale et d’écoulement des produits agricoles, animaux et d’origine animale. A cet effet, elle est considérée, à juste titre, comme le premier centre de commerce, de distribution et de consommation des marchandises au niveau national.  Malgré le développement important de l’agriculture de la région, les marges de croissance restent encore réalisables, ce qui engendre des opportunités d’investissement dans le secteur. Ainsi les principales contraintes entravant le développement des filières de production dans la région touchent les aspects d’ordre technique et environnemental. Ces contraintes varient d’une filière à une autre et d’une unité territoriale à une autre. Parmi les principales contraintes techniques relevées pour les principales filières de production au niveau de la région, on peut citer la structure foncière contraignante par la dominance des petites exploitations, la superficie irriguée limitée, l’absence d’intégration des filières de production et l’insuffisance de l’organisation des producteurs.

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