CCG : La garantie qui fonctionne

CCG : La garantie qui fonctionne

La Caisse centrale de Garantie (CCG) est en phase de réaliser les objectifs qui lui sont assignés. Lors de la 15-ème réunion du conseil d’administration de cet organisme, jeudi à Rabat, le bilan est plutôt encourageant. Ainsi, la caisse a agréé 318 demandes de garanties de projets en 2003, dont 51% ont été initiées par des jeunes entreprises, 37% par des PME-PMI et 12% par des entreprises de grande taille, totalisant un investissement global de plus de 1,86 milliard de DH.
« Ces garanties ont profité à l’ensemble des secteurs économiques», a indiqué le directeur général de la CCG, Omar Alaoui Benhachim qui a fait remarquer que l’activité de la garantie a connu un accroissement notable au niveau du nombre des projets agréés par rapport aux cinq derniers exercices, dû essentiellement au démarrage du Fonds de garantie des prêts à la création de la jeune entreprise. Il a précisé, au cours de cette réunion que le secteur des industries manufacturières a bénéficié d’un engagement de 161,47 millions DH, suivi du tourisme avec 153,62 millions de DH.
La répartition géographique de ces projets fait apparaître une prédominance de la région du Grand Casablanca avec 97 projets agréés, suivie de celle de Tanger-Tétouan (38 projets), Marrakech-Tensift-Haouz (33 projets) et Meknès-Tafilalet (24 projets).
Concernant la gestion des fonds sociaux, M. Benhachim a rappelé que la CCG a conclu les conventions relatives aux fonds de garantie des prêts au logement destinés respectivement aux adhérents de la Fondation Mohammed VI de promotion des Oeuvres sociales de l’Education-Formation (FOGALEF), au personnel du secteur public (FOGALOGE-PUBLIC) et aux populations à revenus modestes ou non réguliers (FOGARIM).
Quelque 403 dossiers FOGALEF représentant un montant total de crédit de 63,7 millions de DH ont été agréés jusqu’au 31 décembre 2003, a-t-il fait savoir, sachant que l’activité FOGALEF n’a démarré que vers la fin de l’année dernière.
Pour sa part, Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation et président de la CCG, a passé en revue les principales mesures incitatives adoptées par les pouvoirs publics, notamment la mise en place de plusieurs fonds de garantie et de cofinancement dédiés à la jeune entreprise et au financement des programmes de mise à niveau de l’hôtellerie, du textile et de l’industrie.
Évoquant le rôle de la CCG en tant que gestionnaire de ces différents mécanismes et fonds, M. Oualalou a souligné que la Caisse « s’affirme, d’année en année, en tant qu’instrument d’intervention privilégié de l’Etat dans la politique économique du pays ». Il a également enregistré avec satisfaction l’engagement de la CCG à promouvoir davantage son partenariat avec le système bancaire à travers le lancement d’actions de communication ciblées et de proximité pour un meilleur ancrage de la culture de garantie dans la pratique bancaire.
Au vu des possibilités de garantie et de cofinancement que propose aujourd’hui la Caisse, « je ne peux que réitérer mon appel aux entreprises pour qu’elles s’engagent de façon plus dynamique dans le processus de mise à niveau de leur outil de production et qu’elles fassent montre de plus d’audace et d’innovation », a-t-il dit.

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