CDER : Une énergie toujours renouvelée

CDER : Une énergie toujours renouvelée

Le Royaume du Maroc s’est doté, en juin 2004, d’un plan national de développement des énergies renouvelables (EnR) et de l’efficacité énergétique (EE) qui marque désormais l’intégration des EnR dans le paysage énergétique national avec des objectifs précis et un déploiement d’applications à grande échelle, assurant une demande durable pour ces filières, traduisant ainsi la place importante qu’occupent ces formes d’énergie dans la stratégie énergétique nationale.
Les énergies renouvelables constituent un secteur prometteur dont le contribution à la sécurité d’approvisionnement, à la préservation de l’environnement et au développement durable est fortement attendue.
L’utilisation et le développement de ces énergies au Maroc semble évidente, en raison de la disponibilité de ces ressources notamment solaires et éoliennes mais aussi compte tenue de l’adaptation des énergies à nombre de besoins spécifiques tant en milieu rural qu’en milieu urbain.
Après les études du potentiel des différentes sources des énergies renouvelables disponibles, les études de faisabilité et de marché, les réalisations de projets pilotes au profit de diverses catégories de bénéficiaires, les technologies mâtures sont désormais intégrées dans des programmes de développement socio-économique du pays ou d’infrastructures telles que l’électrification et l’approvisionnement en eau potable en milieu rural, le renforcement du parc de production d’électricité national, la préservation des ressources naturelles (biomasse) ou encore la maîtrise de la demande énergétique (chauffage solaire de l’eau). Bien que les applications soient diversifiées, leur apport au bilan énergétique reste limité.
Ce plan, annoncé par le ministre de l’Energie et des Mines lors de la Conférence internationale de Bonn, permettra un déploiement stratégique de ces ressources en contribution aux objectifs nationaux de sécurité d’approvisionnement énergétique au meilleur coût, de généralisation de l’accès à l’énergie, de préservation de l’environnement et plus généralement du développement durable et de la contribution à la réalisation des objectifs du Millénium pour la réduction de la pauvreté. Ce plan d’action prévoit également la mise en place d’un environnement plus favorable, d’une part, au déploiement de ces ressources, leur exploitation et l’investissement dans l’industrie et les services y afférents, et d’autre part, au partenariat industriel, financier et institutionnel.
La réalisation du plan national EnR portera, à moyen terme, les investissements dans ce domaine à plus de 10 milliards de Dh, la génération de quelques 10.000 emplois, la réduction des émissions de gaz à effet de serre de près de 40 millions de tonnes CO2, l’économie annuelle d’environ 500.000 TEP. Il prévoit notamment la production d’électricité de puissance à hauteur de 600 MW (parcs éoliens, de centrales solaire, valorisation énergétique de la biomasse cogénération), le déploiement à grande échelle de services énergétiques durables (programme de création de 1000 «Maison Energie», l’électrification décentralisée au profit de 150.000 foyers ruraux par le PERG et l’amélioration des profils de consommation énergétique à travers le développement des chauffe-eau solaires (l’installation de 400.000 m2 de capteurs thermiques), des programmes d’Efficacité energétique dans les secteurs tertiaire, de l’industrie et le programme d’utilisation rationnelle du bois de feu.
Le Centre de Développement des Energies renouvelables contribue activement à la réalisation de ce plan d’action par son intervention dans la promotion en déployant pour les filières intéressant le Maroc, les outils techniques, financiers et partenariaux de développement des marchés facilitant ainsi l’accès à ces technologies et incitant au développement de l’offre en équipements et en services y afférents. Le centre contribue également à la mise en oeuvre de ce plan par son intervention dans le développement des capacités publiques et privées par la recherche et l’adaptation technologique, l’accompagnement des opérateurs dans l’amélioration de la qualité des équipements et des services, la consolidation et l’extension de l’expertise nationale, et ce par le biais de son centre de formation.

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