Ce que peut apporter la future banque euroméditerranéenne au Maroc

Le projet de création de la banque euroméditerranéenne est sur la bonne voie. Celui-ci vient d’être adopté par la Commission de Bruxelles. Le projet qui devra être soumis au Conseil européen fin mars à Barcelone stipule que la nouvelle institution sera une filiale de la Banque européenne d’investissements (BEI).
Une chose est sûre : la nouvelle banque bénéficiera des structures administratives et financières spécialisées dans l’euromed de la BEI. Toutefois, aucun détail ne filtre ni sur la délocalisation ou non de la future filiale ni sur une éventuelle participation des pays méditerranéens.
La création de la banque euroméditérranéene est suivie de près par les pays méditerranéens de la rive sud. Au Maroc, les milieux d’affaires s’accordent à dire que l’impact sur le pays sera important en matière de partenariat euroméditérranéen. En attendant la création officielle de la banque, la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence, (Ccimp) met la pression sur l’Union européenne pour que la ville accueille son siège. La presse régionale s’y met aussi.
Dans son supplément économique de cette semaine, le quotidien marseillais « La Provence » a défendu en grande pompe la candidature de la ville. Il faut reconnaître que le projet de banque représente une opportunité pour la ville. Notons que la France n’a pas pris cette initiative au dernier sommet Euromed tenu en novembre 2000 à Marseille. Les Espagnols, qui président en ce moment les destinées de l’UE et les Italiens ont affiché leur volonté eux aussi d’accueillir le siège de cette banque. Il s’avère clairement aujourd’hui que Marseille compte jouer un rôle décisif dans la promotion du partenariat euro-méditerranéen.
A ce titre, la troisième édition de grand symposium « World-med », qui sera organisé en avril prochain dans la ville sur la création d’une Communauté méditerranéenne des compétences qui regroupe trois pays du Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie) et trois de la rive nord (France, Espagne et Italie). La Chambre de commerce de Marseille s’engage clairement dans ce projet. Son président regrette que les pays de la rive sud n’arrivent toujours pas à réaliser leur intégration régionale.

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