Ceinture bleue : Echanges de Akhannouch avec les partenaires étrangers

Ceinture bleue : Echanges de Akhannouch avec les partenaires étrangers

Durabilité des ressources halieutiques et développement des relations bilatérales au menu

M. Akhannouch a rappelé la place du Maroc en tant que premier producteur de poissons en Afrique et le potentiel du Royaume en termes de valorisation, tout en soulignant l’intérêt que suscite l’expérience norvégienne.

En marge de la conférence de haut niveau sur l’initiative de la Ceinture bleue tenue à Agadir, Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, a tenu deux rencontres bilatérales respectivement avec Roy Angelvik, secrétaire d’État auprès du ministre des pêches du Royaume de Norvège, le pays à l’honneur du Salon Halieutis, et Ilya Shestakov, vice-ministre russe de l’agriculture et président de l’Agence fédérale russe des pêches.

Cette rencontre a été l’occasion d’échanger autour de l’expérience acquise par la Norvège dans le domaine de la pêche et sur les conditions de développement d’un cadre de coopération future entre les deux parties en matière de recherche halieutique, notamment pour ce qui est des méthodes d’évaluation acoustique des stocks pélagiques, mésopélagiques et planctoniques, sur la formation et sur les techniques innovantes de transformation et de valorisation des produits de la mer.

M. Akhannouch a rappelé à cette occasion la place du Maroc en tant que premier producteur de poissons en Afrique et le potentiel du Royaume en termes de valorisation, tout en soulignant l’intérêt que suscite l’expérience norvégienne.

Les deux responsables ont également évoqué la question de la durabilité des ressources halieutiques et appelé à un effort conjoint afin de mobiliser l’attention sur cette problématique essentielle.

La lutte contre la pêche illicite non-déclarée et non-réglementée (INN) a dans ce sens occupé une place centrale lors des échanges. Roy Angelvik a insisté sur la nécessité d’une coopération mondiale en matière de lutte contre la pêche illicite.

M. Akhannouch a, quant à lui, rappelé les efforts continus fournis par le Maroc en la matière, notamment avec l’adoption de la loi relative à la prévention et à la lutte contre la pêche INN et la mise en place d’un système national de traçabilité des produits de la pêche afin d’assurer le suivi et la traçabilité du produit le long de toute la chaîne de valeur de la filière halieutique.

Par ailleurs, M. Akhnnouch a effectué une visite au navire russe Alexandr Kosarev où il s’est entretenu avec Ilya Shestakov. Cette visite a été l’occasion de discuter du renouvellement de cet accord qui prendra fin le 14 mars 2020. Les deux responsables ont évoqué le volet technique de l’accord de pêche Maroc-Russie ainsi que la coopération scientifique entre les deux pays.

L’accord prévoit notamment l’octroi, par la partie russe, de 14 bourses d’études au profit d’élèves marocains lauréats des établissements de formation maritime. Cette année a également connu l’embarquement de 327 marins marocains à bord de la flotte russe pêchant dans les eaux marocaines.

M. Akhannouch a rappelé l’excellence des relations qu’entretiennent le Royaume du Maroc et la Russie.

Un partenariat riche et solide qui sera consolidé à travers plus d’échanges économiques, en recherche scientifique et en formation.

Maroc-Russie : Une coopération win-win dans le secteur des pêches maritimes

Lors de la visite du navire, les deux parties marocaine et russe ont signé le PV de la 4ème session de la commission mixte Maroc-Russie sur l’accord de coopération en matière de pêches maritimes.

Cette commission s’est tenue lundi 18 février à Agadir sous la présidence de Zakia Driouich, secrétaire générale au département de la pêche maritime du ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.

D’une durée de 4 ans, l’accord de coopération en matière de pêches maritimes permet à une flotte de 10 navires russes d’opérer dans les eaux marocaines en Atlantique sud jusqu’au Cap Blanc. Cet accord permet également l’emploi de plus de 300 marins marocains.

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