Centre des jeunes dirigeants d’entreprise : Près de 32% des entrepreneurs optent pour le commerce

Centre des jeunes dirigeants d’entreprise : Près de 32% des entrepreneurs optent pour le commerce

L’«Auto Entreprenariat » au Maroc se situe au cœur des préoccupations du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD international). L’ambition étant de donner un élan aux jeunes entrepreneurs potentiels et les accompagner dans la mise en œuvre de leurs projets. Pour se faire, une étude a été lancée sur le plan national visant 489 individus dont la tranche d’âge oscille entre 15 et 45 ans. «À travers cette étude, nous envisageons de définir le concept de l’Auto Entreprenariat, en tant que model de rupture qui consiste à faciliter l’acte d’entreprendre en simplifiant les formalités de créations. Cette enquête nous a permis également d’identifier les freins qui entravent les jeunes pour lancer un projet individuel», a indiqué Zakaria Fahim, président du CJD international, lors d’une conférence de presse tenue, jeudi 9 juin, à Casablanca pour l’annonce des résultats de cette étude. Sur la population interviewée, seul 11% des répondants ont déjà créé leur entreprise formelle ou informelle. «La cible potentielle de créateurs d’entreprises est estimée à neuf personnes sur dix», a précisé M. Fahim mentionnant que la cible âgée entre 25 et 35 ans est légèrement plus sensible à l’entrepreneuriat. Ces jeunes ambitionnent principalement d’étaler leurs activités dans le secteur du commerce et vente (31,9%), tourisme (20,1%), industrie (12,5%), technologie de l’information (11,8%) et finance ( 10,9%) . Toutefois, des obstacles restent à franchir pour bénéficier de son propre modèle entrepreneurial. À cet effet, les répondants au questionnaire du CJD international mettent en relief trois raisons majeures justifiant leur renoncement au projet. Ainsi, 84% des personnes interviewées ont fait allusion aux procédures administratives compliquées. 77% d’entre eux ont relevé l’absence de soutien et d’aide, 75% ont mentionné l’absence de financement alors que 11% des répondants ont mis l’accent sur leur manque d’expérience en matière de gestion et de management. S’agissant des mesures nécessaires pour la création de l’entreprise, les jeunes Marocains revendiquent en priorité la facilité du financement. « 83% des répondants ont estimé que les facilités de financement et l’aide à l’implantation des projets sont des leviers prioritaires. En outre, 16% d’entre eux ont misé sur l’assistance et l’accompagnement sur le tas des entrepreneurs pour les aider à réussir les phases de démarrage et de développement», souligne le président du CJD international. Dans ce sens, l’ensemble des interviewés ont insisté sur l’accord de financement à hauteur des montants consignés dans le business plan, et ce dans les délais et en diminuant les taux de crédit et pensant à des formules de financement adaptées à la cible. Selon M. Fahim, ces revendications feront certainement l’objet d’un projet qui sera soumis aux hautes instances gouvernementales.

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