Céréales : Importation en hausse

L’économie céréalière reste un volet important de l’activité agricole du pays. On estime que près de 60% de la population, subvient à ses besoins grâce à ce secteur, de manière directe ou indirecte. D’ailleurs, les activités liées au grain, représentent près de 52% de la production de l’ensemble du secteur des industries agro-alimentaires près de 31% des investissements et 18% de la valeur ajoutée. Les réformes inhérentes à la libéralisation de la commercialisation des céréales ont débuté en 1987. Résultat : liberté dans les prix des céréales et des légumineuses, en revanche le blé tendre reste soumis à une forte réglementation. Pour ce dernier volet, l’argumentaire développé repose sur la protection du revenu minimal aux agriculteurs.
L’office national interprofessionnel des céréales (ONICL), héritage du protectorat, s’occupe toujours de la régulation du marché céréalier. Une des dernières circulaires émises définit les modalités de répartition, de production et livraison de contingent de la farine nationale de blé tendre. La subvention de l’Etat dont les plus démunis doivent bénéficier, en matière d’achat de la farine en blé tendre (1,6 million de DH), suscite le mécontentement des différents intervenants (pouvoirs publics, minotiers et commerçants). C’est est une tradition. La farine de blé tendre, malgré le prix fixé par l’Etat à 2 DH/kg, connaît des augmentations injustifiées de l’ordre de 25%.
En revanche, pour sa part, la libéralisation de la farine de luxe fait en sorte, que le prix de commercialisation est en dessous de celui fixé (4 DH/kg) par les autorités. En amont, les derniers chiffres enregistrés par l’office des changes montrent que les importations nationales des céréales atteignent les 6,55 milliards de DH, pour la période comprise en janvier et octobre 2001. Cette augmentation de 13,9%, par rapport à l’année 2000, traduit le « renchérissement des cours des céréales sur le marché international», précise la même source. Ce qui était prévisible. En effet, sur le plan mondial, le déficit en matière de production s’élève à 28 millions de tonnes de blé. Le stock mondial connaît une certaine baisse depuis 4 ans maintenant. Les céréaliers s’étant réunis au mois d’octobre de l’année dernière avaient mis l’accent sur la réduction de près de 14 millions de tonnes de blé, par rapport à l’année 2000. Pour en revenir au Maroc, le volume importé au cours des 10 premières mois de l’année précédente, affiche une baisse de 2,9%. Ce qui revient à un tonnage de 4,34 millions à fin octobre 2001. C’est le blé qui tient la première place du podium en matière d’importation des céréales. En effet, avec 2,85 millions de tonnes, la quantité a diminué de 4,8% par rapport à la même période en 2000. Les précipitations enregistrées en fin 2001, verra sa baisse s’accentuer probablement.

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