Céréaliculture, une filière résiliente

Céréaliculture, une filière résiliente

Un important saut qualitatif et quantitatif observé depuis le lancement du Plan Maroc Vert

Sur les sept premières années du Plan Maroc Vert (2008-2015), la production moyenne a atteint les 80 millions de quintaux alors qu’elle se situait autour de 58,4 millions de quintaux.

Depuis le lancement du Plan Maroc Vert, la céréaliculture s’est vue accorder une attention particulière. Des objectifs de taille ont été fixés pour la filière dans le cadre du contrat-programme qu’il lui a été dédié à l’horizon 2020. Gouvernement et interprofession se sont engagés ensemble à promouvoir cette filière dont les retombées touchent plus d’un secteur. Trois objectifs globaux ont été identifiés dans ce sens. : Réduire de 20% la superficie pour atteindre à terme 4,2 millions d’hectares, réduire de 20% les importations céréalières et atteindre une production de 70 millions de quintaux. Un pari qui semble être gagné puisque la filière a marqué un saut à la fois qualitatif et quantitatif et ce à plusieurs niveaux. Une amélioration de production et de rendement a été observée. Sur les sept premières années du Plan Maroc Vert (2008-2015), la production moyenne a atteint les 80 millions de quintaux alors qu’elle se situait autour de 58,4 millions de quintaux. Sur ladite période, le rendement du blé dur se serait amélioré pour atteindre les 17,7 quintaux par hectare à fin 2015 contre 13 quintaux par hectare à fin 2007.

Le blé tendre a vu son rendement progresser au titre des sept premières années du déploiement du Plan Maroc Vert. Il aurait atteint les 19,2 quintaux par hectare à fin 2015 au moment où il se situait autour de 14,3 quintaux par hectare à la veille du lancement de la stratégie agricole. L’amélioration du rendement des céréales n’aurait été possible sans la mise en place de mesures importantes visant entre autres la modernisation de la filière. Citons dans ce sens l’usage raisonné des intrants agricoles tels que les engrais et la hausse du taux de pénétration des semences sélectionnées. La dynamique de la filière a été soutenue également par l’élaboration de plans agricoles régionaux renforçant ainsi la contribution des régions et provinces dans le grand chantier agricole national. Les efforts consentis dans ce sens ont permis d’asseoir le positionnement des régions marocaines dans le marché des céréales. Les parts se sont ainsi consolidées confirmant ainsi la spécialisation spatiale promue par les plans agricoles régionaux.

De même, l’implication du secteur privé a été sans précédent. Les entreprises ont joué un grand rôle dans la réussite des projets d’agrégations lancés dans la filière. Leur adhésion a permis en effet de renforcer à la fois les programmes d’encadrement et le rôle des organisations professionnelles. Les interventions agissent ainsi dans l’esprit du contrat-programme ayant pour priorité la refonte graduelle des mécanismes de régulation de la filière et l’organisation du marché. Pour ce faire, l’Etat a mis en place un large éventail d’appui et d’incitation. Citons dans ce sens la mise en œuvre d’une convention relative au système d’assurance multirisque, l’instauration de la subvention forfaitaire pour l’agrégation ainsi que l’octroi de subvention pour l’acquisition d’équipements agricoles notamment en irrigation localisée.

La facture céréalière s’allège à fin août

Nette baisse des importations céréalières à fin août.  Les achats de produits céréaliers ont fléchi de 18,2% par rapport aux huit premiers mois de l’année passée. La facture s’est ainsi établie à 9,9 milliards de dirhams contre 12,1 milliards de dirhams perdant ainsi 2,2 milliards de sa valeur. Une évolution qui provient de la régression de 1,8 milliard de dirhams des importations de blé et d’une baisse de 9 millions de dirhams d’orge. Les importations de maïs, quant à elles, augmentent de 5 millions de dirhams sur ladite période. La baisse des importations de blé résulte de la baisse des quantités importées. Le volume a accusé un repli de 31,2% comparé à la même période de l’année passée. En revanche, le prix d’importation a augmenté de 13,1%  passant de 2.034 dirhams la tonne à  2.301 dirhams la tonne à fin août 2017.

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