“Certificat négatif” pour la sardine marocaine

Les règles de protection englobent-elles la sardine ? Depuis quelques années, le Maroc tente, à travers le Comité international de la Sardina Pilchardus (CISAP), et en concertation avec plusieurs pays, d’empêcher l’utilisation frauduleuse de l’appellation sardine par certains pays. Cas de beaucoup de contrées d’Amériques Latines dont le Chili qui a rebaptisé à l’export une espèce pélagique, en l’occurrence la « Culpea Bentincki », du nom de la sardine. Cas aussi du Perou qui, il y a un peu plus de deux ans, a obtenu de l’OMC, la reconnaissance par l’Organisation de l’appellation « conserve de sardines » pour ses petits pélagiques, des poissons assez proches des sardines sans l’être toutefois. Des reconnaissances qui faisaient naturellement ombrage aux vrais produits. D’où la bataille engagée par le Maroc au sein du Codex. Finalement le bras de fer s’est avéré payant puisque depuis le mois d’octobre, l’appellation « sardine » est protégée auprès de cet organisme de la FAO dont la mission est de vérifier la conformité des appellations commerciales. Le Codex a donné son accord pour la révision du Code alimentaire, référence mondiale en matière d’alimentation. Le Codex sert à harmoniser les normes et à élaborer des codes d’usage en matière d’hygiène visant la protection du consommateur. La mesure prise courant octobre pour la protection de la sardine fortifie la position du Maroc, premier exportateur de ce produit dans le monde . En 2002, les usines de conserveries du Royaume ont traité plus de 680 000 tonnes. Les ventes ont progressé de 5%. Reste que les exportations marocaines sont soumises à de plus en plus de contraintes, notamment avec le problème de l’admission temporaire des huiles entrant dans la fabrication de conserves destinées aux marchés étrangers. Ajouté à cela, le problème de la mise à niveau. L’industrie avait jusqu’à juillet dernier pour se mettre en conformité avec les règles de l’Union européenne. Le délai est passé et, aujourd’hui, une véritable épée de Damoclès pèse sur le secteur.

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