Chefchaouen découvre le tourisme

Située à 600 m d’altitude, Chefchaouen, qui signifie « les cornes de Dieu », car elle est située au pied de deux montagnes, dont les sommets forment des cornes, est, tout simplement, splendide. Selon la population locale, le nom de Chefchaouen représente aussi une sorte de remerciements à Dieu. Ville bénie, elle l’est : vallées vertes, oueds, pureté de l’air, eau en abondance, ville paisible… Et ce n’est pas uniquement la qualité de vie et la beauté du paysage qui rendent la ville attachante. La notion du temps aussi.
À Chefchaouen, Chaouen comme la surnomme les Espagnols, on vit le présent, mais on remonte aussi dans le temps. Fondée par Chérif Sidi Ali Ben Rachid. la ville a su aussi protéger son patrimoine culturel et religieux. Jusqu’aujourd’hui, on vient nombreux chaque année des quatre coins du Maroc se recueillir sur la tombe de Sidi Ali Ben Rachid. Les minarets, les mosquées, les murs, les petites ruelles, les maisons blanches… font de Chefchaouen une destination pas comme les autres. C’est ce qui fait, d’ailleurs, son charme. Cette ville, qui date du XVème siècle, attire, aujourd’hui, de plus en plus de touristes étrangers, essentiellement les Espagnols, les Anglais et les Français. L’un des attraits de la ville est son accès aisé à partir des grandes villes du Nord. Par exemple:
Chefchaouen est à seulement 50 minutes de route de Tétouan et de son aéroport. Certains touristes, qui n’ont pas pu résister au charme de cette belle région du Rif, n’ont pas lésiné sur les moyens pour s’offrir une maison. Chez les habitants de la ville, l’on parle de la montée en flèche de la demande. À tel point que les prix commencent à flamber. Selon un commerçant de la place, le prix d’une maison à Chaouen se situe entre 100.000 et 300.000 DH, selon l’acheteur. «Si c’est un Marocain, cela peut aller jusqu’à 150.000 DH, mais quand il s’agit d’un étranger le prix peut doubler», a glissé, Belal, jeune commerçant de tapis. Et d’ajouter que les Espagnols et les Français arrivent en tête.
Devant l’incapacité des hôtels à accueillir le nombre de touristes qui affluent chaque année sur cette ville, certains opérateurs étrangers achètent des maisons pour en faire des auberges ou des maisons d’hôtes. C’est le cas, par exemple, de l’auberge de Dardara.
Leur cible ? les touristes étrangers. Et si le ministère du Tourisme veut faire de Chefchaouen une expérience-pilote dans sa stratégie de développement du tourisme rural au Maroc, c’est parce que la ville a des potentialités touristiques énormes. D’ailleurs, le dernier festival « Chants et lumières », qui a eu lieu du 15 au 17 juillet, s’inscrivait dans cette perspective. Il s’agit de promouvoir davantage l’image de Chaouen et en faire une destination touristique par excellence.
Seulement voilà, pour les touristes nationaux, il faut se lever tôt pour y accéder. Et pour cause, le réseau routier laisse à désirer. De Casablanca à Chefchaouen, il faut compter au moins 6 heures de route. Mais cela vaut vraiment le détour.

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