Cheikh Saleh dénonce son ex-associé

Cheikh Saleh dénonce son ex-associé

Dernier développement dans l’Affaire opposant Azzedine Lakhouaja au groupe Dallah Al Baraka. Après les tentatives de vendre l’hôtel Palais des Roses, sans succès jusqu’à présent, au groupe Abou El Jadail et à l’homme d’affaires émirati Tarik Al Otaiba, Azzedine Lakhouaja essayerait de vendre pour son compte des études concernant le site de Taghazout.
C’est Cheikh Saleh Kamel, l’ex-associé de docteur Lakhouaja dans la société Palais des Roses International, qui donne la nouvelle. L’homme d’affaires saoudien a fait part du problème au ministère du Tourisme. Dans cette correspondance datée du 12 avril 2004, Cheikh Kamal révèle que les montants dévolus à ces études ont été retirés des sociétés dont le groupe Dallah Al Baraka dispose de la majorité. En outre, poursuit-il, le versement du montant de 500 000 dollars (5 millions de dirhams) a été effectué sans que «Azzedine Lakhouaja y ajoute un dirham ».
Toutes ces transactions peuvent être prouvées par simple audit ou par recoupements bancaires, rappelle Cheikh Kamal qui insiste sur les agissements de son ex-associé. «Les allégations de Lakhouaja comme quoi il a mené ses études sur son propre compte sont fausses, déclare-t-il, et nous comptons utiliser ces études pour mener à bien ce grand projet ». Au ministère du Tourisme, si on avance volontiers l’information connue de tous les Marocains, à savoir que l’aménageur Palais des Roses International a été dessaisi du projet de Taghazout, qu’une commission a été mise en place et que ladite commission au pied-d’oeuvre est sur la présélection d’un groupement destiné à reprendre en main le projet, en revanche c’est motus et bouche cousue concernant cette correspondance. «Nous recevons plusieurs correspondances du même groupe», déclare-t-on sans trop de commentaires. En déplacement à Agadir, Jawad Zyatt de la Direction des Investissements, celui qui a mené de bout en bout les négociations du projet Taghazout avec le Docteur Lakhouaja, n’est pas lui aussi au courant. Outre ces 500.000 dirhams dont Cheikh Saleh Kamel fait allusion dans sa lettre, les frictions entre les deux hommes portent aussi sur le montant de l’investissement pour réaliser l’hôtel Palais des Roses. Azedine Lakhouaja avait reçu et le feu vert et les prérogatives, pour des montants ne dépassant pas 20 millions de dollars US, soit 200 millions de dirhams. Or, le Cheikh se dit aujourd’hui étonné d’apprendre que le Palais des Roses aurait coûté, d’après certaines estimations, 40 millions de dollars US, soit 400 millions de dirhams. Difficile d’en avoir le coeur net puisque même le Cheikh n’aurait pas accès aux données financières concernant ce projet qui sent désormais le soufre.
D’après ceux qui suivent de près le dossier, l’homme d’affaires marocain poursuivi par les banques et les fournisseurs connaît aussi des problèmes d’impayés en Tunisie. Pour le moment, les saisies sur les biens se multiplient. Après celles opérées sur les comptes bancaires du Palais des Roses International et Helios International (autre société appartenant à Lakhouaja), le Tribunal d’Agadir a ordonné aux agences de voyages et tours opérateurs d’opérer les règlements non pas au nom de Hélios International et du Palais des Roses International, mais au seul profit des créanciers.

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