Chine : Réduction de l’excédent commercial

La Chine s’est engagée, samedi, à réduire son gigantesque excédent commercial, comme l’y appellent le Fonds monétaire international et les pays membres du G7, lors de l’assemblée de printemps du FMI. «L’un des principaux objectifs du gouvernement» chinois pour 2007 «sera de réduire les déséquilibres externes» de son économie, a déclaré Hu Xiaolian, numéro deux de la banque centrale chinoise devant le Comité international monétaire et financier, instance dirigeante du FMI. «D’importantes mesures seront prises pour développer les importations et supprimer les aides aux exportations et investissements, de façon à atteindre l’équilibre» des comptes extérieurs, a-t-elle ajouté, selon le texte de sa déclaration.
La Chine enregistre un gigantesque excédent commercial qu’elle doit largement au faible niveau de sa monnaie, ce qui rend ses produits très compétitifs à l’international. Plusieurs pays en tête desquels les Etats-Unis, reprochent aux autorités chinoises de maintenir le taux de change du yuan à un niveau artificiellement bas à coups d’interventions de sa banque centrale sur les marchés. Sous l’impulsion américaine, les pays du G7-Finances (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) ont ainsi de nouveau appelé la Chine à réévaluer sa monnaie, lors de leur réunion de vendredi.
«Dans les économies émergentes qui bénéficient d’importants et grandissants excédents des comptes courants, particulièrement la Chine, il est souhaitable que les taux de change effectifs évoluent de manière à ce que les ajustements nécessaires s’operent», déclare leur communiqué. Mais la Chine veut laisser sa monnaie s’apprécier progressivement, comme elle l’a répété samedi dans un document publié par le FMI.
«La flexibilité du régime de change sera accrue graduellement, en prêtant attention à la valeur du panier de devises» qui composent les énormes réserves de devises du pays, ont souligné les autorités chinoises dans ce document. L’excédent commercial chinois a d’ailleurs enregistré une très forte baisse (38,6%) en mars, mais sur le premier trimestre, il reste en nette progression, et quasiment deux fois supérieur à celui du premier trimestre 2006.

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