Chtouka Ait Baha : Akhannouch s’enquiert du projet de la station de dessalement

Chtouka Ait Baha : Akhannouch s’enquiert du projet de la station de dessalement

Sur le plan technique, ce projet consistera en la mise en place des meilleurs procédés, technologies et équipements existant actuellement dans le domaine du dessalement de l’eau de mer et de la distribution de l’eau.

Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch, s’est enquis mardi à Douira, (45 km au sud d’Agadir ), de l’état d’avancement du projet de la station de dessalement de l’eau de mer destinée à l’irrigation de la plaine de Chtouka, dont les travaux ont été lancés le mois d’août dernier.

Premier projet de cette nature en Afrique, il s’inscrit dans le cadre d’un partenariat public-privé entre le MAPMDREF et un délégataire privé, la société Aman El Baraka. Il vise à atteindre de nombreux objectifs durables, dont le premier est la préservation de la nappe phréatique de Chtouka, dont le déficit hydraulique est estimé à plus de 60 millions m3 annuellement.

L’idée du projet trouve son origine dans l’étude de préfaisabilité, réalisée par le département de l’agriculture avec le soutien de la FAO, complétée par celle effectuée par l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa. Ces études ont mis en exergue le fait que le projet d’irrigation dans la zone de Chtouka à partir d’une ressource en eau non conventionnelle, à savoir l’eau de mer dessalée, est indispensable en parallèle de réelles mesures de contrôle des prélèvements sur la nappe. Cette nouvelle ressource vient en substitution partielle ou totale de l’eau prélevée dans la nappe et en complément de celle du barrage Youssef Ben Tachfine pour les exploitations du périmètre public du Massa.

Sur le plan technique, ce projet consistera en la mise en place des meilleurs procédés, technologies et équipements existant actuellement dans le domaine du dessalement de l’eau de mer et de la distribution de l’eau.

Deux prises dans l’océan amèneront l’eau de mer dans un bassin de captage, à partir duquel elle sera pompée, après prétraitement, vers la station de dessalement (technologie d’osmose inverse) et qui sera située à 300 m de la côte et à +44m d’altitude.

Son installation sera soumise à un strict respect de l’environnement et de la biodiversité du Parc national du Souss-Massa, conformément à la législation en vigueur et aux directives du Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification. La capacité de production initiale est de deux cents soixante-quinze mille (275.000) m3/j à raison d’un débit de cent cinquante mille (150.000) m3/j pour satisfaire les besoins en eau potable, et d’un débit de cent vingt cinq mille (125.000) m3/j pour satisfaire les besoins en eau d’irrigation.

En parallèle, l’Etat mettra en œuvre des programmes visant à accompagner les autres exploitants agricoles pour économiser l’eau d’irrigation et mieux la valoriser à travers une conversion aux cultures d’exportation sous serre.

Exportatrice vers l’Union européenne, l’Amérique du Nord et la Russie entre autres, la province de Chtouka dispose de stations d’emballage de primeurs de premier plan. L’agriculture moderne au niveau de cette plaine qui génère des entrées considérables en devises, occupe une main-d’œuvre importante et permet le développement de l’industrie agroalimentaire. Plus de 100.000 emplois sont concernés par ce projet.

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