Cinquième tranche du prêt UE-FMI : La Grèce reste confiante

Cinquième tranche du prêt UE-FMI : La Grèce reste confiante

Le gouvernement grec «n’attend pas de problèmes» pour le versement début juillet de la cinquième tranche du prêt UE-FMI consenti au pays, conditionné à l’adoption d’un nouveau plan d’austérité et de privatisations, a indiqué lundi le ministère des Finances. Le ministère «est confiant dans l’adoption de ce plan au Parlement», où la majorité socialiste est de 155 sièges sur 300, lors du vote prévu le 28 juin, a précisé à l’AFP une source du ministère, commentant les résultats d’une première réunion, conclue dans la nuit, des ministres des Finances de la zone euro. L’adoption de ce nouveau plan d’assainissement financier, qui a suscité une grogne généralisée en Grèce, a été posée comme condition par les partenaires d’Athènes au déblocage de la cinquième tranche, d’un montant de 12 milliards d’euros, du prêt de 110 milliards débloqué en mai 2010. Ce crédit, dont le pays banni des marchés dépendra en juillet pour se financer, devait au départ être débloqué en juin, mais l’échéance a été ajournée pour contraindre Athènes à un nouveau sursaut d’austérité, assorti de privatisations accélérées tous azimuts. En l’absence de tout soutien de l’opposition de droite, et face à une fronde des députés socialistes contre la rigueur du traitement, le Premier ministre Georges Papandréou a remanié, vendredi son gouvernement et a demandé dimanche, pour verrouiller sa majorité avant le vote du plan de redressement, la confiance du Parlement, où le vote doit se conclure dans la nuit de mardi à mercredi. Les observateurs grecs convenaient, lundi, que M. Papandréou allait remporter les deux manches, quitte ensuite à devoir affronter une nouvelle vague de difficultés politiques et sociales pour mettre en vigueur son nouveau programme économique. Au moment où les négociations se poursuivent aussi au sein de la zone euro pour un nouveau plan de sauvetage de la Grèce, dont un défaut menacerait l’euro, le Premier ministre grec devait faire le point lundi et mardi à Bruxelles successivement avec le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, et celui de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont indiqué ses services. Après une journée d’action mercredi, la troisième depuis le début de l’année, la riposte syndicale se durcissait en vue du vote au Parlement, avec un appel par la principale centrale syndicale grecque GSEE à une grève générale de 48 heures dont la date dépendra de l’ordre du jour du Parlement. Le pays était aussi menacé de coupures d’électricité, a prévenu l’Entreprise d’électricité (DEI) en raison du lancement, lundi, par le syndicat de cette compagnie vouée à la privatisation d’ici à 2012 de grèves de 48 heures reconductibles.  Costas Koutsodimas, un responsable de ce puissant syndicat, choyé pendant des années par le Parti socialiste, s’est prévalu dans la matinée sur la radio Flash du «soutien des Grecs» à la résistance du personnel face à un «bradage du navire-amiral du secteur public». Les «indignés» grecs qui campent depuis le 24 mai sur place Syntagma ont aussi annoncé une nouvelle manifestation mardi soir lors du vote de confiance devant le parlement. Le rassemblement dominical qu’ils organisent depuis cette date était toutefois sensiblement moins massif dimanche que lors des précédentes éditions.

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