City Next, la nouvelle infrastructure urbaine de MENA

City Next, la nouvelle infrastructure urbaine de MENA

ALM : Microsoft vient de sceller un partenariat avec le CGLU-Afrique pour le lancement de City Next. Sur quoi repose ce programme ?

Charbel Fakhoury : Il s’agit d’une initiative globale qui nous permet d’accompagner les agglomérations dans leur transition numérique. C’est ce qui va être entrepris dans les villes d’Afrique et du Moyen-Orient aux termes de ce partenariat. Nous participons donc à cette révolution numérique en fournissant des services qui répondent à la fois aux attentes des entreprises, citoyens et gouvernement. L’application de City Next en Afrique permettra aux décideurs de surpasser toutes les entraves engendrées par le boom urbain qui impacte négativement le quotidien de la population. Le concept de City Next engage une nouvelle infrastructure de la ville, une plateforme numérique axée sur l’optimisation de la consommation d’énergie, la planification des grands travaux ainsi que la gestion des transports, de la justice, du tourisme, de l’éducation et de la santé.

Une nouvelle architecture de la ville moderne se trace donc. Quel est l’apport de tels services ?

Le programme permet donc de créer une nouvelle opportunité de croissance économique et sociale en se basant principalement sur le cloud computing qui contribue à l’amélioration des services des citoyens dans tous les domaines et particulièrement sur le plan administratif. Des services personnalisés seront, à cet égard, fournis pour tout un chacun permettant en contrepartie de fluidifier la circulation de données entre les municipalités, les entreprises et le citoyen. Ainsi , City Next permettra de connecter, en temps réel, les citoyens avec les secteurs les plus vitaux de leur cité. Cette instantanéité garantirait, en conséquence, une meilleure interaction avec l’administration publique et plus de flexibilité en termes de gestion et de bonne gouvernance. En introduisant ce genre de solution, la rentabilité sera visible en termes de temps et d’énergie.

Selon vous, les villes africaines et arabes sont-elles en mesure d’intégrer cette nouvelle vision numérique ?

L’avantage de ces deux régions réside dans la nature de leur population. Nos sociétés sont de plus en plus jeunes. Le taux d’alphabétisation est en constante amélioration au moment où l’engouement pour les nouvelles technologies est de plus en plus élevé. C’est l’ère de la jeunesse qui veut à tout prix contribuer au développement de son environnement et faire entendre sa voix sur le plan politique, économique et social. Tous ces facteurs garantissent la réussite du programme qui comme je l’ai mentionné s’inscrit dans le cadre de la transformation des villes en quête de compétitivité mondiale.

La virtualisation des services n’aura-t-elle pas un impact négatif sur les relations sociales et particulièrement sur le marché du travail ?

Aucunement. La numérisation consacre l’innovation. Ainsi de nouveaux profils verront le jour. Leur présence ne fera qu’enrichir l’écosystème du moment qu’ils consolideront les investissements aux niveaux local, régional et même mondial et relèveront par ailleurs tous les défis pour positionner leurs villes sur le même piédestal que les grandes agglomérations mondiales.

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