Claire et concise, la CGEM prend la défense des salariés

Claire et concise, la CGEM prend la défense des salariés

En plus de défendre l’entreprise, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) défend les salariés. En effet, la Confédération a répondu hier, lundi 19 novembre, au projet de loi de Finances 2013 actuellement soumis à l’examen de la première Chambre du Parlement en élaborant un ensemble de propositions d’amendements à l’institution législative. Ces propositions servent autant les intérêts des entreprises que ceux de leurs salariés. A ce titre, la CGEM propose de renoncer à l’institution de la contribution de solidarité sur les revenus des salariés. En contrepartie, consciente des contraintes budgétaires de l’Etat et dans un souci de jouer son rôle d’institution citoyenne, la CGEM propose une démarche audacieuse qui veut qu’en lieu et place d’une ponction sur les salaires, que la contribution des grandes entreprises qui réalisent un bénéfice égal ou supérieur à 100 millions de dirhams soit augmentée, pour la porter à 2% de leur résultat au lieu des 1,5%, proposés par le projet de loi de Finances.
Ainsi, dans une démarche responsable, la Confédération a veillé à ce que ses propositions, notamment celles concernant la contribution au Fonds de cohésion sociale, n’affectent pas les ressources budgétaires prévues. Elle a même proposé d’augmenter les ressources de l’Etat tout en épargnant les revenus salariaux.
Dans la même optique, la CGEM s’est attachée à défendre les intérêts de la PME, à combattre l’informel et à pousser à la transparence, en recommandant de relever à 1 million de dirhams le seuil de bénéfices donnant lieu à un IS réduit et en proposant que les bons contribuables ne soient pas exclus de l’amnistie fiscale prévue. Il s’agit là d’un souci d’équité qui se traduit également par quelques mesures proposées par la CGEM comme la déductibilité fiscale des nouvelles taxes créées, l’application de la taxe écologique sur les importations plutôt que sur la production industrielle locale, ou encore la différenciation en matière de taxe spéciale, entre ceux qui investissent lourdement et ceux dont l’activité ne requiert pas de capitaux lourds.
Parallèlement et sur un autre volet, œuvrant pour le développement de l’entreprise, la CGEM a proposé l’instauration d’un crédit d’impôt pour la recherche et le développement et la mise en place d’un abattement pour l’imposition des plus-values à long terme.
Toutes ces propositions d’amendements et bien d’autres encore ont été soumises à l’ensemble des groupes parlementaires, aussi bien de la majorité que de l’opposition. La CGEM a donc accompli sa mission. «Plus que jamais, la conjoncture actuelle nécessite une mobilisation de tous, acteurs publics et privés en vue de soutenir la dynamique économique du pays. En ce sens, la CGEM s’attachera à jouer le rôle qui est le sien, en demeurant une force de propositions et un partenaire solide pour le gouvernement et pour les partenaires sociaux», souligne la Confédération dans un communiqué de presse.

La CGEM, un engagement sur tous les fronts

Dans le cadre de ses missions, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a étudié le projet de loi de Finances 2013 et proposé une série d’amendements dont voici l’essentiel :
• Taxer les entreprises plutôt que les salariés.
• Encourager la transparence, combattre l’informel.
• Ne pas créer de distorsion en matière d’imposition entre les sociétés.
• Amnistie fiscale : ne pas pénaliser les bons contribuables.
• Taxe spéciale : ne pas pénaliser les entreprises doublement.
• Taxe écologique : ne pas favoriser l’importation au détriment de la production industrielle locale.
• Sable : ne pas taxer ceux qui investissent lourdement.
• Favoriser la recherche et le développement.
• Un abattement pour l’imposition des plus-values à long terme.

 

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