Classement Doing Business : Une réforme à Casablanca qui va booster le Maroc

Classement Doing Business : Une réforme à Casablanca qui  va booster le Maroc

Faire partie du top 50 au Doing Business à l’horizon 2021, c’est l’ambition clairement affichée par les différents intervenants de la réunion tenue au siège de la wilaya de la région Casablanca-Settat le 27 mars. 

Lors de cette rencontre qui a réuni le groupe de travail relatif au raccordement de l’électricité avec les principaux acteurs du secteur, Jean-Pascal Darriet, directeur général de Lydec, a présenté les indicateurs de raccordement à l’électricité en mettant l’accent sur les réformes introduites par Lydec. Ainsi, en termes de procédures, lydec a enregistré le passage de 5 à 3 procédures avec la dématérialisation complète à travers la plate-forme «e-Raccordement» (Plate-forme électronique collaborative pour la gestion complète du cycle de raccordement et d’abonnement à l’électricité moyenne tension, lancée depuis mai 2017).

Dans le détail, les trois procédures se résument au dépôt du dossier en ligne sur la plate-forme de raccordement par le client, l’obtention des travaux externes et la signature du contrat d’abonnement suivies par la mise en service par Lydec. Au total, le délai global se porte à 30 jours au lieu de 49 jours enregistrés auparavant, réduisant ainsi le coût jusqu’à -13%. La plate-forme  https://client.lydec.ma/site/fr/rmt permet dans ce sens la dématérialisation complète du processus. Par ailleurs, le directeur de Lydec a également mis en avant deux autres plates-formes. Il s’agit de «-e-lot»,  (Plate-forme en ligne dématérialisée pour la gestion de bout en bout des projets des lotisseurs-aménageurs) et  «espace-multipro» (Guichet unique dédié aux clients institutionnels : Grandes entreprises, administrations, et lotisseurs-aménageurs). Pour sa part, Abdellah Chater, directeur du CRI Casablanca-Settat, est revenu sur les objectifs de la Commission régionale de l’amélioration de l’environnement des affaires (Crea Casa-Settat) en expliquant que son plan d’action se base sur la coopération d’une part des élus, de l’administration, du secteur privé et des services transversaux (Lydec et ONEE par exemple). Dans sa présentation, il a expliqué que le Maroc est actuellement 3ème en Afrique dans le classement du Doing Business alors qu’en 2014, le pays se situait à la 8ème place. Dans la région Mena, le Maroc a également gagné quelques places passant du 7ème au 3ème rang.

Pour ce qui est du raccordement à l’électricité, le Royaume se place 72ème au niveau mondial. Notons que l’indicateur «Raccordement à l’électricité» prend en compte les procédures qu’une entreprise doit accomplir afin de bénéficier d’ un raccordement électrique.

Électricité : Le Royaume cible davantage d’investisseurs

Selon Thami Maaroufi, conseiller auprès du chef de gouvernement en charge de l’amélioration de l’environnement des affaires (CNEA), il s’agit de faire le point sur les indicateurs du  raccordement du réseau électrique qui font partie des indicateurs du classement Doing Business établi par la Banque mondiale. «Sur cet indicateur, le Maroc avait perdu une quinzaine de places. Actuellement nous travaillons avec les différents acteurs pour améliorer ce service. Avec la lydec par exemple, on s’est penché sur plusieurs aspects dont la qualité, les procédures, les délais et le coût. Ce qui aura un impact positif sur les entreprises», a-t-il déclaré. Pour ce qui est des pistes d’amélioration, M. Maaroufi note que la Lydec travaille déjà sur un guichet unique de services.

Sur le plan industriel, le Maroc aspire à attirer plus d’investisseurs. Les procédures comme le branchement au réseau électrique dans l’entrepôt au niveau des usines sont à même d’améliorer l’attractivité du pays à l’international. «Notre feuille de route est claire, notre objectif qui est celui du gouvernement c’est que le Maroc entre dans le top 50 mondial au niveau du classement Doing Business à l’horizon 2021», préciset-il. Pour y parvenir,  pas moins de 45 projets ont été identifiés, en l’occurrence 45 chantiers qui devraient être liés à différents indicateurs. Sur le plan de la création d’entreprise, la commission travaille sur le projet de création d’entreprise en ligne. Les membres œuvrent également à fluidifier les opérations import-export pour les opérateurs.

«Notre priorité est l’amélioration en continu du climat des affaires de Casablanca-Settat»

Questions à Abdellah Chater, directeur du CRI Casablanca-Settat

ALM : Pourquoi cette réunion est-elle  importante ?

Abdellah Chater : Nous avons fait le point sur les avancées réalisées au niveau de la Commission régionale de l’environnement des affaires (CREA). Cette réunion, présidée par le wali de la région Casablanca-Settat, a plusieurs objectifs dont l’examen des chantiers lancés pour améliorer l’environnement des affaires, notamment le chantier relatif au raccordement d’électricité. Il a été donc question de faire part des dispositions entreprises en termes de dématérialisation du processus et de la digitalisation. Il faut savoir que la dématérialisation répond à plusieurs objectifs, à savoir la célérité, la transparence, le tableau de bord et l’open data. Cette réunion vient renforcer l’action du Comité national de l’environnement des affaires (CNEA) et le Comité régional de l’environnement des affaires (CREA) et permettre à ces instances de relayer ces avancées auprès de la Banque mondiale qui établit le Doing Business 2019.

Quelle est la prochaine étape sur laquelle vous vous focaliserez ?

Il s’agit de plusieurs étapes. Actuellement on fait de la veille stratégique sur ce qui se passe à l’international, pour savoir quelles sont les bonnes pratiques à adopter, mais également au niveau régional pour savoir aussi ce qui a été réalisé par de telles instances. Notre priorité est l’amélioration en continu du climat des affaires de Casablanca-Settat.

Pour vous quels seraient les points à améliorer ?

L’amélioration continue motive et guide le travail de la CNEA. Nous avançons dans un environnement où la concurrence entre les différents pays et les différents territoires ne fait que s’accroître. Pour nous la question est celle de savoir ce qu’on peut faire pour rester dans un objectif d’amélioration en continu. C’est la démarche et la dynamique qui est instaurée par le CREA sous l’impulsion du wali de la Région Casablanca-Settat. Il faut impliquer tout le monde, être à l’écoute des opérateurs économiques. L’administration doit être au service de l’investisseur, savoir et répondre à ses attentes.

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