Climat des affaires: Un trimestre plat pour les industriels

Climat des affaires: Un trimestre plat pour les industriels

L’accès au financement bancaire a été jugé normal par 86% des entreprises interrogées. 11% d’autres l’ont qualifié de difficile. En revanche, le coût du crédit aurait été en stagnation selon 75% des industriels et en hausse pour 14% des chefs d’entreprises.

Le monde des affaires ne semble pas connaître de changements notables au premier trimestre 2016. L’activité a observé aux trois premiers mois de l’année un rythme normal. Ceci a été confirmé par les chefs d’entreprises ayant répondu à l’enquête mensuelle de conjoncture de Bank Al-Maghrib. Les industriels ont observé durant cette période un climat d’affaires régulier. Une opinion relevée auprès de 80% de l’échantillonnage de la banque centrale. Les conditions auraient été favorables dans l’agroalimentaire et défavorables dans deux branches d’activités, en l’occurrence la «chimie et parachimie» et le «textile et cuir».

S’agissant de la production, les appréciations relatives à l’approvisionnement restent mitigées. La banque centrale souligne dans son enquête une insuffisance de la demande et une accentuation de la concurrence. Elles constituent les principaux freins à l’augmentation du niveau de production des entreprises. Ainsi, l’approvisionnement se serait déroulé dans des conditions difficiles pour les industriels œuvrant dans la «mécanique et métallurgie» ainsi que le «textile et cuir».

Les opinions convergent pour les chefs d’entreprises agroalimentaires, parachimiques et électroniques. Ils ont témoigné d’un approvisionnement normal au titre des trois premiers mois de l’année. Le premier trimestre a également été marqué par une décadence de l’activité du textile. Son stock des matières premières et demi-produits aurait été inférieur à la normale. En revanche, il serait supérieur à la normale dans la mécanique et la métallurgie. En outre, il aurait été à un niveau normal dans les industries électriques et électroniques, dans les branches chimiques et parachimiques et dans l’agroalimentaire.

Par ailleurs, l’accès au financement bancaire a été jugé normal par 86% des entreprises interrogées. 11% d’autres l’ont qualifié de difficile. En revanche, le coût du crédit aurait été en stagnation selon 75% des industriels et en hausse pour 14% des chefs d’entreprises. La stabilité a également été observée au niveau du coût du crédit. En analysant par branche, ce coût était en hausse pour les industriels de la parachimie, du textile et de la mécanique.

Il serait en baisse dans les industries «agroalimentaires» et «électriques et électroniques».  Les dépenses d’investissement sont en consolidation. Elles auraient augmenté dans l’ensemble des branches durant le premier trimestre, excepté la mécanique et la métallurgie où une baisse a été observée.
La situation de la trésorerie a également été, difficile dans l’ensemble des branches. Cette hausse est due, selon Bank Al-Maghrib, à l’augmentation des charges non financières, la réduction des délais accordés par les fournisseurs et l’accentuation des difficultés de recouvrement.

Cependant, la banque centrale confirme dans son enquête que les ventes ont eu un impact positif sur la trésorerie des entreprises. En ce qui concerne les effectifs employés, la stagnation a été confirmée par les industriels, recouvrant une baisse dans la mécanique et métallurgie, dans le textile et cuir et une hausse dans l’agroalimentaire.

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