Clôture du 3ème sommet annuel de Women In Africa (WIA) : L’autonomisation de la femme africaine passe par l’entrepreneuriat

Clôture du 3ème sommet annuel de Women In Africa (WIA) : L’autonomisation de la femme africaine  passe par l’entrepreneuriat

Le rideau est tombé sur les travaux du 3ème sommet annuel de Women In Africa (WIA) qui s’est déroulé les 27 et 28 juin à Marrakech.

Organisée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette rencontre a attiré plus de 550 personnalités de 80 pays afin d’échanger autour du thème central «Comment les femmes africaines engagent le monde et créent un nouveau paradigme». S’exprimant à cette occasion, Hafsat Abiola, présidente de Women in Africa, a indiqué qu’ensemble, «nous changeons l’histoire séculaire de l’Afrique par la magie des femmes de toute l’Afrique, de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Amérique et aussi des hommes qui ont compris que nous œuvrons pour le plus grand bien de tous». Rassemblant leaders économiques et culturels, ce sommet a aussi accueilli des délégations officielles des États-Unis, du Moyen-Orient et d’Asie avec l’ultime but de valoriser le potentiel des femmes africaines.

De la parole à l’action : L’engagement des femmes africaines envers le continent

Cette édition a été marquée par la présence de plusieurs femmes africaines qui incarnent le changement. Parmi elles, Alaa Sahab, l’étudiante soudanaise de 22 ans connue dans le monde entier sous le nom de «Lady Liberty of Sudan». Cette jeune femme avait fait sensation après avoir pris la parole debout sur le toit d’une voiture lors d’une manifestation à Khartoum demandant l’installation d’un gouvernement démocratique et civil dans son pays devenant ainsi le symbole de la lutte des femmes soudanaises.

A cette occasion, elle a rappelé le poème qu’elle avait lu «Ce n’est pas la balle qui tue ; ce qui tue, c’est le silence des gens». Outre cette présence remarquée d’autres personnalités ont créé l’évènement telles que Awa Ndiaye Seck (ONU Femmes), Cathia Lawson Hall (Société Générale), Viviane Onano (Leading Light Initiative), Swaady Martin (Yswara), Alyse Nelson (Vital Voices), Rokia Traoré (chanteuse), Aïssata Diakité (Holding Zabaan), Francine Ntoumi et Oby Ezekwesili (#BringBringBackOurGirls).

Au programme des échanges  de ces femmes leaders : l’inclusion financière, les femmes dans les sciences, l’impact du changement climatique, le développement du leadership féminin, l’investissement dans la nouvelle génération de jeunes innovateurs numériques, l’accès des femmes aux marchés financiers et agricoles ou encore la corruption et le genre. Par ailleurs, trois sessions étaient dédiées à la manière dont l’Afrique peut revisiter ses relations commerciales avec l’Amérique, l’Asie et l’Europe.

53 femmes entrepreneures  récompensées

L’Afrique de demain sera portée par ses femmes. C’est la conviction de Women In Africa qui a récompensé 53 femmes entrepreneures à travers le prix WIA 54. «L’Afrique est la seule région au monde où plus de femmes que d’hommes choisissent la voie de l’entrepreneuriat, une réalité accompagnée par la fondation Women in Africa Philanthropy, que nous sommes fiers de soutenir pour la deuxième année consécutive», a déclaré Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale. Accompagnant les femmes africaines, les hommes ont aussi leur place dans cette initiative qui a décerné le prix Amoya (African Man of the Year) à Younes El Mechrafi, le directeur général de la Marocaine des Jeux et des Sports (MDJS), en raison de l’engagement de la MDJS pour la pratique sportive féminine et l’inclusion des femmes dans le sport.

OCP s’associe à WIA en faveur de la femme agricole africaine

Le prix de la femme agricole africaine de l’année by WIA et OCP sera remis en marge du sommet annuel en 2020. Il vise à permettre à la future gagnante d’être reconnue dans son écosystème, sur le continent et à l’international, selon les initiateurs de projet. Et pour cause, les femmes participent largement à la production agricole et à la transformation des produits, et leur rôle est essentiel dans le développement de la sécurité alimentaire sur le continent.

L’UM6P, un modèle à répandre en Afrique

Agriculture, digital, éducation, fintech, santé, environnement, innovation sociale… autant de thématiques qui ont été abordées par les ambassadrices de Women In Africa (WIA) lors de leur visite à l’UM6P de Benguerir. Ainsi, les dizaines de femmes qui défendent l’initiative WIA sur le continent ont eu l’occasion de découvrir les installations de l’UM6P au profit de l’innovation et des sciences.

Lors de ce passage, Hafsat Abiola-Costello, présidente de WIA, a mis en avant la collaboration avec OCP, qui soutient la cause de la femme africaine pour faire émerger le continent. Pour sa part, Sana Zenjari, directrice communication de la fondation OCP, a mis en exergue les différentes actions de la fondation en Afrique et a rappelé l’impact des caravanes agricoles menées dans différents pays pour les petits agriculteurs et agricultrices.

«Nous avons vu des infrastructures modernes, de pointe et nous avons aussi rencontré un corps professoral qui a une expertise de portée internationale. Nous sommes convaincues que l’Afrique doit avoir des infrastructures de ce type pour accompagner et former sa jeunesse qui devra porter l’émergence de l’Afrique», explique Rokhaya Solange Ndir, ambassadrice au Sénégal de WIA. Quant à Irene Kiwia, ambassadrice en Tanzanie de WIA, «l’UM6P est en train de porter cette Afrique émergente et c’est à nous maintenant d’acquérir le savoir pour mieux impacter la vie des Africains vers le développement».

Notons qu’en marge de la visite des ambassadrices, WIA a aussi organisé au sein de l’UM6P, les 25 et 26 juin, les workshops du «WIA54». Ce concours lancé par la fondation WIA est destiné aux femmes entrepreneures d’Afrique.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *