Coaching : Un marché embryonnaire

Recueillir les témoignages de managers qui ont bénéficié de l’accompagnement d’un coach est une tâche délicate. Et pour cause, le coaching exige une clause de confidentialité. Cette exigence du secret découle non seulement de l’engagement du coach à conserver soigneusement le contenu des entretiens avec la personne coachée, mais aussi, du fait qu’il s’agit d’une démarche d’accompagnement « personnalisée ».
Malgré cette contrainte, le marché du coaching commence à se développer. Pour preuve, plusieurs cabinets commencent à offrir, dans la palette de leurs services, l’accompagnement des managers.
Cette multiplicité de l’offre n’exclut pas le risque d’amateurisme qui caractérise généralement les nouvelles méthodes en vogue. D’ailleurs, au Maroc, les organismes spécialisés dans cette technique ne sont pas nombreux. En plus, l’offre de coaching reste encore subsidiaire comparativement aux missions de conseil en gestion des ressources humaines.
Parallèlement à l’évolution de l’offre, la demande des entreprises et des directeurs des organismes publics se multiplie. Cet intérêt croissant explique l’existence de beaucoup de missions de coaching menées par les trois principaux prestataires sur le marché local, en l’occurrence: Convergence Conseil, IS Force et Maroc Devenir. Cette curiosité croissante découle du fait que «le coaching permet d’élargir l’espace de pensée du manager pour l’amener à son meilleur niveau de performance», a expliqué Bouchra Bourkadi, directrice générale du cabinet Eco Conseil. Nonobstant, le développement de cette technique reste tributaire de la disponibilité d’une « race » de consultants de haut calibre. Cette démarche exige, en effet, que le coach dispose d’une expérience professionnelle importante et diversifiée. La connaissance des fonctionnements humains, relationnels et managériaux est un second ingrédient pour coacher. Enfn, le coach doit lui-même bénéficier d’un accompagnement lui permettant de disposer d’une capacité de supervision et de maîtrise de son implication dans la relation avec le manager coaché.
Au-delà de la contrainte de la rareté des ressources qualifiées dans cette discipline, plusieurs professionnels s’accordent à dire que le Maroc est un terrain fertile pour le développement des procédés de coaching. Ce besoin résulte des contraintes d’adaptation imposées aux managers et au tissu économique pour gérer leur ouverture sur le marché européen et américain. Le seul hic, c’est que pour être coaché, il faut être capable de financer des dizaines de séances. Le coût financer important de cet accompagnement marque ce procédé du sceau de l’élitisme.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *