Commerce extérieur : Peut mieux faire

Commerce extérieur : Peut mieux faire

Si l’on s’en tient aux propos de M. Mezouar, le commerce intérieur se porte bien, même s’il peut encore évoluer positivement. Plusieurs indicateurs le confirme. Il y a d’abord les chiffres réalisés en 2004. Ainsi, durant cet exercice, le commerce intérieur a représenté 13,25 % du produit intérieur brut (PIB). Un volume qui a généré 22 milliards de dirhams de valeur ajoutée et permis la création de 1.247.000 nouveaux emplois (directs et indirects).
Puis il y a, durant la même année toujours, l’enregistrement de 29.583 nouvelles entreprises commerciales à l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), dont 22.203 entreprises de personnes physiques et 7.386 entreprises de personnes morales. Que de chiffres encourageants selon M. Mezouar, qui appelle toutefois à l’amélioration de la capacité compétitive du secteur commercial et ce, par l’optimisation de trois aspects. Concrètement, M. Mezouar préconise la simplification des procédures de financement, l’amélioration de la compétitivité du commerce et l’adoption d’un système de comptabilité.
Et d’ajouter que son département a entrepris une série de mesures dans ce sens visant à promouvoir l’environnement général du commerce et renforcer sa capacité compétitive. Evoquant les quelques lacunes qui planent sur le secteur commercial, M. Mezouar a souligné que le cadre juridique et fiscal ne devrait plus être un obstacle entravant l’investissement dans ce secteur, mais bien l’inverse.
Il a d’ailleurs rappelé que le commerce ambulant, sous toutes ces formes, constitue, en principe et en vertu de la loi, une concurrence déloyale pour le secteur formel. Normal, puisque ce type de commerçants occupe illégalement le domaine public et ne paie pas d’impôts au Trésor. Cela, sans compter le danger que représentent ses produits pour la santé et la sécurité du consommateur, puisqu’ils ne répondent pas aux critères sanitaires et conditions minimales de qualité.
Et le ministre d’affirmer que des mesures ont été entreprises par son département afin de lutter contre ce phénomène. Des mesures qui se sont matérialisées par de bonnes initiatives visant à réduire l’impact de l’informel. C’est le cas d’une opération modèle lancée à Fès, en partenariat avec la commune urbaine de Saïss, et ayant pour objectif la création de deux centres commerciaux pour les marchands ambulants… qui ne le seront plus alors.
Mais pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, il n’y a pas que les besoins de la compétitivité locale qui priment. Il  y a également les droits et les exigences, de plus en plus croissantes, du consommateur marocain. Avec l’ouverture progressive du marché à une déferlante de nouveaux produits, venant de tout bord (et notamment de Chine), la protection du consommateur devient alors une question de premier ordre. Sur ce volet, M. Mezouar a indiqué la mise en application de la seconde phase du projet d’amélioration de la qualité des produits alimentaires. Un projet qui vise non seulement le renforcement du rôle des associations de protection du consommateur, mais prévoit également l’organisation de campagnes de sensibilisation au profit de ces mêmes consommateurs.

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