Compact II : Un premier bilan satisfaisant

Compact II : Un premier bilan satisfaisant

Un engagement collectif, des conventions conclues et une commission de suivi sur les rails…

Le déploie-ment de ce programme, portant sur un don américain de 450 millions de dollars et une contribution marocaine de 67,5 millions de dollars, suit une approche participative illustrant l’engagement des parties concernées.

Après six mois de son entrée en vigueur, les instances de pilotage s’activent pour la réussite du deuxième Compact de coopération signé entre le Maroc et le Millennium Challenge Corporation. Mercredi dernier, des projets de conventions relatives aux instances chargées du «foncier industriel» et de l’emploi ont été adoptées. Cette décision découle de la 3è session du conseil d’orientation stratégique de l’Agence du Millennium Challenge Account (MCC), présidée par le chef de gouvernement Saad Eddine El Othmani. Cette réunion a été une occasion pour dresser l’état d’avancement de ce deuxième compact de coopération.

Le chef de gouvernement s’est enquis dans ce sens des principales réalisations ayant marqué les premiers mois de l’exécution de ce programme étalé sur une période de 5 ans. Le Compact II semble suivre une bonne cadence. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné le chef de gouvernement attribuant cet élan à la mobilisation de l’ensemble des parties prenantes, à savoir les départements gouvernementaux, les institutions publiques, le secteur privé et la société civile. En effet, le déploiement de ce programme, portant sur un don américain de 450 millions de dollars et une contribution marocaine de 67,5 millions de dollars, suit une approche participative illustrant l’engagement des parties concernées. Le chef de gouvernement a dans ce sens salué les réalisations atteintes depuis le lancement de ce Compact en juin dernier à ce jour (voir l’entretien).

«L’importance du deuxième Compact ne se limite pas seulement au montant important alloué à ce projet ou à la nature des projets structurants y afférents, mais aussi aux approches adoptées et à la gouvernance qualitative qui le distingue», peut-on relever du chef de gouvernement. C’est dans ce sens que Saâd Eddine El Othmani a invité les membres du conseil et l’ensemble des intervenants à soutenir davantage MCC-Maroc afin d’assurer la réussite des projets qui seront mis en œuvre dans les deux principales catégories ciblées, en l’occurrence «l’éducation et la formation pour l’emploi » et la «productivité du foncier». Le chef de gouvernement a mis l’accent sur l’importance des mécanismes de suivi et d’évaluation. Une commission verra prochainement le jour à cet égard pour examiner l’impact des projets menés à long terme. Des réunions régulières seront tenues pour garantir une meilleure coordination entre parties concernées et pallier les difficultés qui bloqueraient l’exécution dudit programme.

Rappelons que le Compact II a été signé en novembre 2015 marquant l’aboutissement d’un processus de préparation ayant duré plus de deux ans.

Capitalisant sur l’expérience du Compact I, les parties prenantes ont choisi de poser préalablement les jalons de ce projet à fort impact socio-économique avant de procéder à l’étape exécution. Cette phase a démarré officiellement depuis l’entrée en vigueur du Compact en juin 2017 et se poursuivra sur une durée de 5 ans. Deux grandes priorités ont été définies dans ce sens. Citons en premier l’éducation et la formation. Les interventions se focaliseront sur l’enseignement secondaire en tant que phase déterminante pour la formation professionnelle et l’intégration du marché de travail. En misant sur ce segment, le Compact II contribuerait à l’amélioration de la qualité de l’enseignement secondaire. Ceci passe par la modernisation des établissements secondaires existants et l’adoption de nouveaux modèles de management pédagogique. S’agissant du foncier, le Compact II vise à améliorer la gouvernance et la régulation du foncier et augmenter par conséquent sa productivité. Un volet qui porte sur la révision du cadre juridique, institutionnel et incitatif du secteur ainsi qu’au renforcement de la productivité du foncier industriel et rural. Ceci permettra de créer de nouveaux parcs industriels et de transformer la propriété des terres collectives dans les périmètres irrigués en propriétés individuelles au profit des ayants droit (Melkisation) permettant aux exploitants de développer les investissements et intensifier les cultures.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *