Compétitivité des pays arabes le Maroc à la 7ème place

Le pétrole reste le carburant de l’économie des pays arabes membres du Conseil de la coopération du Golfe (CCG). L’or noir maintient ces nations à la tête des économies les plus compétitives du monde arabe. Si jusqu’à récemment, ces pays fondaient leur système économique sur la seule extraction des ressources terrestres, aujourd’hui, les réformes institutionnelles entreprises et l’environnement macroéconomique stable réflétent le sérieux de ces gouvernements engagés dans un processus rapide de «modernisation ». Ce sont là les conclusions du rapport du «Forum économique mondial », lequel réunit actuellement au Qatar 200 experts autour du thème majeur de la compétitivité du monde arabe en présence de la Banque mondiale et du FMI. Outre ce classement sur la base de la compétitivité, le forum devra se pencher aussi sur le développement économique et politique dans le monde arabe et les opportunités d’investissements dans la région.
Les trois premiers rangs reviennent à des pays généralement pétroliers, mais ayant réussi à diversifier leur économique et à asseoir les bases d’un environnement économique moderne. Il s’agit dans l’ordre du Qatar, des Emirats arabes unis et du Bahreïn.
Devancé par le sultanat d’Oman, la Jordanie, la Tunisie voisine et le grand réservoir mondial de pétrole qu’est l’Arabie saoudite, le Maroc passe devant l’Algérie, le Liban et le Yémen. Cité souvent en raison de son expérience réussie dans la privatisation, le Royaume du Maroc est à la septième position dans ce rapport qui concernait douze pays. Entre 1993 et 2005, le Maroc a opéré une véritable transition, en privatisant 66 établissements à caractère public. Ces opérations ont rapporté 75,5 milliards de dirhams. Si le classement du forum ne tenait en compte que l’attractivité de l’investissement, le Maroc serait premier car depuis 2004, c’est le pays arabe qui capte le plus d’IDE (Investissements directs étrangers). Argument qui ne milite pas en faveur du Maroc, le développement de la nouvelle économie.
Car, malgré le rapide progrès qui s’opère dans les télécoms, l’intégration des technologies de l’information dans l’économie marocaine ne se fait pas au même rythme que dans certains pays du monde arabe ou du continent africain. Dans un autre rapport, publié ce 20 mars par le Forum de Davos, le Royaume est toujours dépassé suivant cet aspect de la nouvelle technologie, par le quatuor de tête en Afrique (Tunisie, Afrique du Sud, Ile Maurice et Botswana). Les réformes actuelles en cours dans les télécoms inverseront sûrement la donne. Mal classé au vu de ses potentiels, le Royaume saoudien (6e) qui dispose des infrastructures immenses (l’aéroport King Khaled International avec ses 22 500 hectares est le plus grand du monde), peine encore à attirer autant d’investisseurs que le trio de tête.
A l’exemple du Bahreïn, ce sont les pays qui ont fait des progrès dans les services qui sont les mieux notés. Cet archipel de 695 km2, et de 600 000 habitants dont un tiers d’étranger, est, depuis la fin des années 90, au quarantième rang dans le classement de l’indice de développement humain, établi par les Nations Unies.
Ouvert à la technologie et au monde extérieur, Bahreïn emboîte le pas dans ce classement aux EAU, fédération dotée d’une place financière (Dubaî) aux dimensions internationales et devenue un nouveau carrefour des services depuis l’année 2000 quand le gouvernement a lancé la «révolution » de l’internet et de la nouvelle économie. Un pari gagnant.

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