Comptes à l’export: Les exportateurs discutent des offres

Comptes à l’export: Les exportateurs discutent des offres

L’internationalisation des entreprises marocaines exige, en effet, un accompagnement financier efficient. Ce segment primordial se place au cœur de la dynamique d’export et s’inscrit au même niveau que les procédures de promotion, de veille et de logistique.

Consciente de cet enjeu, l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) a donné la parole aux banquiers afin de débattre des offres existantes et de présenter les différentes formules des comptes à l’export. Crédit du Maroc a été donc l’invité d’une rencontre organisée, jeudi 28 mai, par l’ASMEX. L’objectif étant d’aviser la communauté des exportateurs des options d’accompagnement pour se couvrir contre les différents risques observés sur le marché extérieur.

Citons dans ce sens : les risques politiques, les risques de non-paiement et d’insolvabilité ainsi que les risques de changes. Ces entraves ont été palliées par le système financier marocains, en présentant des offres dématérialisées faisant gagner aux entreprises exportatrices différentes opportunités, notamment le gain de temps et de coût.

Sous la supervision de Bank Al-Maghrib et l’Office des changes, les produits et services ont été améliorés grâce aux nouvelles technologies. Ils se basent en grande partie sur la gestion en ligne des opérateurs. «86% des capitaux à l’export sont réglés par virement. Au niveau de notre département nous avons mis en place une offre de commerce extérieur permettant à l’exportateur d’effectuer des opérations d’import – export à partir de son bureau», souligne Bouchra Bennani, directrice de la Business Unit Trade à Crédit du Maroc.

Selon M. Bennani, l’offre consiste à notifier en temps réel l’exportateur via mail, l’ informant automatiquement de l’exécution des transactions internationales par messagerie et authentifiant, également, les signataires de leurs ordres de virement à distance. L’offre comprend également un service permettant de gérer tout le cycle de vie d’une opération internationale depuis son initiation jusqu’au paiement.

Il est utile de noter que les mesures d’assouplissement réglementaires engagées ont influencé l’offre aux exportateurs. Un nouveau dimensionnement du secteur est observé actuellement, aussi bien en termes de capital qu’en termes de capacités d’intervention et de prises de risques. Les professionnels du secteur attestent que les banques marocaines sont sur la même logique à quelques différences près.

Elles présentent, dans ce sens, des solutions de financement simples sans accord préalable de l’Office des changes et plus attractives en devises. Les banques marocaines ont, par ailleurs, étoffé leur réseau, créant des zones de présence forte, favorisant l’appui aux opérateurs.

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