Comptes régionaux: Casablanca reste la région la plus riche du Royaume

Comptes régionaux: Casablanca reste la région la plus riche du Royaume

Il en ressort un creusement des écarts régionaux en termes de création de richesses.  Selon le HCP, l’écart absolu moyen (la moyenne des écarts absolus entre le PIB des différentes régions et le PIB régional  moyen) s’est situé à 29,6 milliards DH en 2013 contre 28,1 milliards l’année précédente.

7 régions enregistrent les plus fortes hausses du PIB

Dans le détail, on notera que 7 régions  ont enregistré les plus fortes hausses de croissance du PIB par rapport à la moyenne nationale établie à 6,3%. Il s’agit des régions de Doukkala–Abda (18,8%), Souss-Massa-Draâ (13,6%), Tanger-Tétouan (12,2%), Gharb-Chrarda-Béni Hssen (11,2%), l’Oriental  (10,8%), Tadla-Azilal (10,4%) et le Grand Casablanca (8,4%).  Pour sa part, la  région de Marrakech-Tensift-Al Haouz  a réalisé un accroissement similaire à la moyenne nationale (6,3%). D’autres régions ont enregistré des rythmes de croissance positifs mais inférieurs à la moyenne nationale. C’est le cas de Fès–Boulemane (4,2%) et de Meknès–Tafilalet (3,5%). En revanche, les régions de Chaouia-Ouardigha, de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, les trois régions du Sud et la région de Taza-Al Hoceïma–Taounate ont marqué des croissances négatives, respectivement de -2,7%, -3,8, -1,1% et -0,2%.

Quatre pôles créent plus de la moitié de la richesse nationale

Si l’on analyse à présent la structure du PIB selon les régions, on constate que  quatre régions créent plus de la moitié de la richesse nationale (51,2 % du PIB en valeur). Il s’agit de la région du Grand Casablanca (23,4% du PIB), de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer (11,6%), de Tanger-Tétouan (8,5%) et de Souss-Massa-Draâ (7,7%).

Prédominance des activités secondaires dans le Grand Casablanca

Les comptes régionaux  confirment la prédominance des activités primaires (agriculture et pêche) dans trois régions, à savoir Tadla-Azilal (31,8% du PIB régional),  Gharb-Chrarda-Béni Hssen (31,1%) et de Taza-Al Hoceima-Taounate (31,0%).  Les activités secondaires (Industrie, mines, BTP) prédominent dans les régions de Chaouia–Ouardigha (48,3%), de Doukkala-Abda (39,2%), du  Grand Casablanca (33,4%) et Tanger – Tétouan (29,9%). De leur côté, les activités tertiaires (services marchands et non marchands)  ont largement dominé  dans les régions de Rabat-Salé–Zemmour-Zaer  (72,1%), des trois régions du Sud (66,9%), du Grand Casablanca (56,7%) et de Fès-Boulemane (54,7%).

Casablanca : Le PIB s’accroît de 7,3%

Le PIB par habitant place les Casablancais en tête des plus riches du Royaume. En 2013, le produit intérieur brut par habitant dans la région de Casablanca a augmenté de 7,3% par rapport à 2012 pour s’établir à 52.903 DH. Ce qui dépasse de loin la moyenne nationale établie à 27.356 DH. Quatre autres régions présentent un PIB par habitant supérieur à la moyenne nationale. Il s’agit de la région de Rabat – Salé – Zemmour – Zaer avec 38.771 DH. Chaouia – Ouardigha avec 35.415 DH, des trois régions du sud avec 33.864 DH et de Doukkala-Abda avec 28.521 DH.

Dépenses de consommation : les inégalités se creusent

Les dépenses de consommation finale des ménages par habitant présentent  d’importantes inégalités entre les régions. Cinq régions affichent des niveaux de dépenses par tête supérieures  à la moyenne nationale (16.263 DH en 2013). Il s’agit  des régions  du Grand Casablanca (22.769DH), de l’oriental (19.628 DH), de Tanger–Tétouan (19.553 DH), des régions du sud (18.382 DH) et de Rabat-Salé-Zemmour–Zaer (17.377 DH). Ces dépenses se sont établies à    11.062 DH  à Tadla-Azilal et à 15.490 DH à Fès–Boulemane.
Le HCP ne manque pas de relever que l’écart absolu moyen est en légère hausse, passant de 2.718 DH en  2012 à 2.852 DH en 2013, ce qui n’est pas le cas de la dispersion du PIB par tête qui est en diminution en 2013.

Zoom sur les comptes relatifs aux 12 régions
 

La répartition du PIB selon le découpage du territoire national en 12 régions fait ressortir  que les régions de  Casablanca-Settat et de Rabat-Salé-Kénitra contribuent, à elles seules, pour  48% du PIB national, avec 32,2 et 15,8% respectivement. Cinq régions créent 40,5% du PIB. Il s’agit de Marrakech-Safi (9,5%), Fès-Meknès (9,1%), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (8,9%), de Béni Mellal-Khénifra (6,6%)  et  de Souss-Massa (6,4%).

L’écart absolu moyen entre le PIB des différentes régions et le PIB régional moyen est de 50,8 milliards DH dans le découpage en 12 régions, soit une dispersion plus forte que celle enregistrée dans le découpage en 16 régions (29,6 milliards DH). Par ailleurs, les comptes régionaux de 2013 montrent que le PIB régional rapporté à la population présente des disparités importantes entre les différentes régions. Elles sont, toutefois, en baisse par rapport au découpage en 16 régions. En effet, quatre régions présentent un PIB par habitant supérieur à la moyenne nationale (27.356 DH). Il s’agit des régions de Casablanca-Settat (45.117 DH), Dakhla-Oued Eddahab (44221 DH), de Laayoun-Sakia Al Hamra (34.167 DH) et de Rabat-Salé-Kénitra (31.462 DH).

En revanche, les autres régions ont   un PIB par habitant allant de 16.021DH dans la région de Drâa-Tafilalet à  24.874 DH dans la région de Guelmim-Oued Noun. Ainsi, la dispersion du PIB par tête entre les 12 régions est en baisse par rapport à celle dégagée du découpage en 16 régions. L’écart absolu moyen entre le PIB par tête des différentes régions et le PIB par tête national est de 8.049 DH au lieu de 8.762 DH.

 

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