Conférence internationale de l’eau et du climat: Quelle part pour l’eau dans l’insécurité mondiale ?

Conférence internationale de l’eau et du climat: Quelle part pour l’eau dans l’insécurité mondiale ?

Premier événement de son genre à être «labellisé COP22», la CIEC a pour principal objectif de plaider pour une meilleure prise en charge de l’eau dans les négociations climatiques lors de la COP de Marrakech.

L’eau est étroitement liée à la sécurité et à la stabilité dans le monde. C’est ce qu’a dévoilé Charafat Afilal, ministre déléguée chargée de l’eau, lors d’une conférence tenue mardi 21 juin, annonçant la Conférence internationale de l’eau et du climat (CIEC). En effet, à l’approche de la COP22, le ministère délégué chargé de l’eau organise une rencontre universelle, CIEC, qui siègera du 11 au 12 juillet au Sofitel de Rabat. L’objectif de cette conférence est de discuter des enjeux d’une meilleure gestion des ressources en eau dans le déploiement de la paix dans le monde, et l’importance que doit occuper l’eau dans les négociations planétaires.

Premier événement labellisé COP22

D’après la ministre, «l’insécurité hydrique est indissociable de la sécurité et la paix et la stabilité dans le monde». Premier événement de son genre à être «labellisé COP22», la CIEC a pour principal objectif de plaider pour une meilleure prise en charge de l’eau dans les négociations climatiques lors de la COP de Marrakech. «Nous ambitionnons à travers cette conférence de sensibiliser surtout les décideurs politiques qui ont la décision entre les mains pour qu’ils puissent prendre en charge les enjeux de l’eau dans le cas de la mise en œuvre de l’accord de Paris», confie Charafat Afilal à ALM. Elle ajoute : «Nous avons constaté que le secteur de l’énergie est prioritaire, et la question de l’eau a été traitée en deuxième degré. Actuellement, il faut vraiment prendre conscience de l’enjeu, vu que l’insécurité hydrique engendre l’accentuation des conflits, les tensions entre les populations, et déclenche aussi l’effet migratoire qui menace la stabilité en général». Ainsi, à travers la CIEC, le ministère délégué chargé de l’eau vise à mobiliser les financements nécessaires pour la généralisation de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans tous les pays. La ministre ajoute que ces derniers devraient bénéficier davantage des fonds mobilisés dans le déploiement de l’accord de Paris.
Des thématiques de grande envergure

barrage-Maroc

La Conférence internationale de l’eau et du climat se penchera sur des questions de grande importance. L’événement étalé sur deux jours est structuré en quatre sessions principales. Les intervenants relèveront en premier la problématique de la vulnérabilité des ressources en eau aux changements climatiques. La deuxième session traitera de la place de l’eau dans la mise en œuvre de l’accord de Paris.
Sur la deuxième journée, les participants parleront de l’alliance «Eau-Energie-Sécurité alimentaire-Sécurité-Santé». Et à la fin de l’événement, le ministère compte mettre en exergue la part de l’eau dans les mécanismes de financement liés aux changements climatiques. Pour accompagner l’événement, le ministère délégué chargé de l’eau a mis en ligne un site web (ciec.water.gov.ma). L’ensemble des recommandations, issues de la conférence, sera consigné dans un «livre bleu» qui constituera une contribution riche à la COP22.

Maryem Laftouty
 (journaliste stagiaire)

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *