Conjoncture économique : Ce que prévoit le HCP pour le 1er trimestre 2019

Conjoncture économique : Ce que prévoit le HCP pour le 1er trimestre 2019

Le ralentissement de la croissance économique prévu pour les trois premiers mois de l’année devrait pâtir du repli de 0,7% de la valeur ajoutée agricole et ce sous l’hypothèse du retour de la production des céréales vers son niveau de moyen terme, et ce après deux années de bonnes performances.

Le Haut-Commissariat au Plan livre ses premières prévisions de l’année 2019. Le ralentissement de la croissance économique se fera également sentir au premier trimestre. Après une progression de 2,7% observée au quatrième trimestre 2018, la croissance économique nationale devrait atteindre, selon les anticipations du HCP, 2,5% au premier trimestre 2019. Sachant que la croissance a été évaluée à 3,3% à la même période de l’année précédente.

Le ralentissement de la croissance économique prévu pour les trois premiers mois de l’année devrait pâtir du repli de 0,7% de la valeur ajoutée agricole et ce sous l’hypothèse du retour de la production des céréales vers son niveau de moyen terme, et ce après deux années de bonnes performances. «Dans ce contexte, et dans l’attente de la publication traditionnelle du budget économique prévisionnel de janvier 2019, la croissance annuelle devrait rester aux environs de 3% en 2018, ce qui concorde avec les prévisions annoncées dans le cadre du budget économique prévisionnel de janvier 2018», explique le Haut-Commissariat au Plan dans sa dernière note de conjoncture trimestrielle. Sur le plan agricole, le HCP augure de bonnes perspectives pour les filières végétales hors céréales. Leur dynamique de croissance se poursuivrait avec une expansion de la production des agrumes, de l’olivier et des cultures fruitières.

De même, les effets des chocs conjoncturels ayant affecté la production animale fin 2018 devraient se dissiper progressivement à partir du premier trimestre 2019. Les anticipations tablent également sur une hausse de la demande mondiale adressée au Maroc. Elle devrait, en effet, progresser de 3,8% en variation annuelle profitant ainsi aux industries manufacturières qui devraient pour leur part s’accroître de l’ordre de 3% aux trois premiers mois de l’année. Une modération de la croissance de la valeur ajoutée de la construction est en revanche attendue pour ce trimestre.

Elle devrait se situer autour de 1% au moment où le secteur tertiaire devrait voir sa valeur ajoutée s’améliorer de 3,2%, soit une contribution de 1,6 point à la croissance globale du PIB. A cet effet, la valeur ajoutée hors agriculture devrait s’améliorer au premier trimestre 2019 pour atteindre les 2,9% contre 3,4% enregistrés à la même période de l’année passée. La valeur ajoutée agricole devrait pour sa part régresser de 0,7%. Les anticipations révélées par le Haut-Commissariat au Plan interviennent après avoir analysé la conjoncture économique au dernier trimestre de l’année 2018. Le dernier quart de l’année a été marqué par une légère accélération des activités hors agriculture atteignant ainsi les 2,9%.

La croissance de la valeur ajoutée agricole s’est située à 3,4%, au quatrième trimestre 2018, contre 4,1% réalisée en moyenne au cours des trois premiers trimestres de l’année 2018. Le HCP a par ailleurs observé durant le dernier trimestre de l’année une hausse modérée de la demande étrangère adressée au Maroc, en affirmation de 3,9%. Le dernier trimestre de l’année 2018 a également connu une poursuite de la décélération des prix à la consommation ainsi qu’une accentuation de la hausse du besoin de liquidité monétaire. Selon le HCP, le besoin de liquidité des banques se serait accentué suite à la baisse de 5% des réserves internationales nettes après une augmentation de 0,5% un trimestre plus tôt.

La progression des créances nettes sur l’administration centrale a été maintenue marquant une hausse de 19,9% de l’endettement monétaire du Trésor. Le HCP indique par ailleurs que les créances sur l’économie auraient, pour leur part, augmenté de 2,4%, au lieu de 3,3% une année plus tôt, pâtissant de la poursuite du ralentissement des crédits de trésorerie et d’investissement des entreprises et des crédits immobiliers.

Le HCP fait également savoir que la demande intérieure aurait continué de soutenir la croissance économique nationale au quatrième trimestre 2018. Il ressort dans ce sens une affirmation de 3,9% du volume de la consommation finale des ménages, contribuant pour environ 2,3 points à la croissance globale du PIB, au lieu de +1,1 point une année auparavant.

On note également une progression de 4,3% de la formation brute de capital au dernier trimestre 2018 et ce contre 8,3% une année plus tôt. Une évolution particulièrement due au ralentissement de l’investissement en produits industriels au moment où l’investissement en travaux publics aurait poursuivi son amélioration. En revanche l’investissement en immobiliers serait resté relativement atone, pâtissant de la faiblesse de la demande adressée au logement résidentiel, notamment de moyen et de haut standings.

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