Conjoncture économique : Le Maroc essuie un déficit commercial de 128,7 milliards de dirhams

Conjoncture économique : Le Maroc essuie un déficit commercial de 128,7 milliards de dirhams

Les comptes extérieurs sont mal en point. Ils ont enregistré à fin août 2012 un déficit commercial de 128,7 milliards de dirhams, en aggravation de 6,1% par rapport à la même période de 2011. Un constat qui nous vient de la revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière publiée par Bank Al-Maghrib au titre du mois d’octobre 2012. Aussi, le taux de couverture s’est établi à 48,3% contre 48,9% une année auparavant. En effet, les importations ont progressé de 4,9%, consécutivement à la hausse de 9,5% de la facture énergétique et de 3,4% des achats hors énergie. Parallèlement, les exportations ont augmenté de 3,7%, suite à l’accroissement de 4,5% des ventes de phosphates et dérivés, chiffrées à 32,2 milliards de dirhams, et de 3,4% des autres exportations qui se sont établies à 88,2 milliards de dirhams. Sur un autre niveau, les recettes voyage ont baissé de 4,8%, à 38,5 milliards de dirhams, contre une hausse de 7,1% un an auparavant, relève la revue de Bank Al-Maghrib. De même, les transferts des MRE ont connu une diminution de 1,7%, se situant à 38,1 milliards de dirhams, au lieu d’une progression de 7,7% en août 2011. Sur cette base, et compte tenu des autres éléments du compte capital, les réserves internationales nettes de Bank Al-Maghrib se sont contractées de 21,5% en variation annuelle, s’établissant à 4 mois et 5 jours d’importation de biens et services, contre 5 mois et 24 jours une année auparavant.
Dans ces conditions, la croissance nationale s’est située à 2,3% au deuxième trimestre 2012, après 2,8% au premier trimestre, recouvrant une baisse de 9,6% de la valeur ajoutée agricole et une progression de 4,2% du PIB non agricole. Aussi, selon Bank Al-Maghrib, au niveau de la demande, la hausse de la consommation finale des ménages est revenue, en termes réels, à 4,4%, après 4,8% un trimestre auparavant et celle des administrations publiques a augmenté de 5,4% au lieu de 5,6%. Pour sa part, l’investissement a enregistré une croissance limitée à 0,8%, après 6,1% au premier trimestre, contribuant ainsi à hauteur de 0,7 point à la croissance. La demande extérieure a, en revanche, contribué négativement à hauteur de 1,8 point de pourcentage à la croissance, souligne la même source.
Sur le plan sectoriel, la revue revient sur le lancement de la campagne agricole caractérisé notamment par la mise à la disposition des agriculteurs de 1,5 million de quintaux de semences sélectionnées, l’extension de l’assurance agricole contre les principaux risques climatiques, ainsi que par l’accompagnement des projets lancés dans le cadre du Plan Maroc Vert. Parallèlement, la prolongation de la période de la protection douanière a permis de porter la collecte de la production céréalière locale à 15,3 millions de quintaux à fin août, constituée à 99,5% de blé tendre. De leur côté, les débarquements du secteur de la pêche côtière et artisanale ont marqué une progression de 33% à fin septembre, alors que la valeur globale de ces derniers, chiffrée à 3,8 milliards de dirhams, s’est accrue de 3%, sous l’effet de la baisse des prix des principales espèces, précise Bank Al-Maghrib.

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