Conjoncture économique, monétaire et financière du mois de mai : Bank Al-Maghrib voit rose

Conjoncture économique, monétaire et financière du mois de mai : Bank Al-Maghrib voit rose

Les données à fin mars des comptes extérieurs montrent que le déficit commercial s’est réduit de 4,9% par rapport à la même période de l’année dernière, se chiffrant à 44,9 milliards de dirhams.

L’année est bonne. Bank Al-Maghrib est là pour le confirmer. En effet, dans sa revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière du mois de mai, la banque centrale précise que dans les évolutions sectorielles, et selon les estimations du ministère de l’agriculture, la production céréalière devrait atteindre 97 millions de quintaux, en hausse de 91% par rapport à la campagne précédente. Pour sa part, l’activité de la pêche côtière et artisanale a enregistré un accroissement de 33% des volumes débarqués à fin mars 2013.

S’agissant du secteur secondaire, les résultats de l’enquête de conjoncture de mars de Bank Al-Maghrib dans l’industrie font ressortir une amélioration de l’activité, après quatre mois successifs de détérioration.

Cependant, dans le secteur du bâtiment et travaux publics, les derniers chiffres disponibles à fin avril indiquent une baisse de 16,5% des ventes de ciments et un ralentissement du crédit immobilier à fin mars. Pour ce qui est du secteur minier, la production marchande de phosphate s’est accrue de 3,7% à fin février 2013, après une baisse de 12,5% pendant la même période un an auparavant. Au niveau du secteur énergétique, la production locale d’électricité a affiché une baisse de 4% à fin mars, recouvrant un recul de 15% de la production thermique et une hausse de 160% de la production hydraulique et de 31% de celle éolienne. Quant aux indicateurs de l’activité touristique, ils affichent des progressions annuelles respectives de 3,3 et de 10,6% à fin mars, des flux touristiques et des nuitées recensées par les établissements classés.

Dans ces conditions, les données à fin mars des comptes extérieurs montrent que le déficit commercial s’est réduit de 4,9% par rapport à la même période de l’année dernière, se chiffrant à 44,9 milliards de dirhams. Cette évolution traduit une baisse de 5,1% des importations, liée notamment au recul de 12,6% des achats de produits énergétiques, et de 5,2% des exportations, en liaison principalement avec la diminution de 19,5% des ventes de phosphates et dérivés. À noter que les recettes touristiques ont diminué de 0,7%, pour s’établir à 11,8 milliards de dirhams. De même, les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont fléchi de 3,5%, totalisant 13 milliards de dirhams. Par contre les recettes au titre des investissements directs ont augmenté de 33,9% par rapport à la même période de l’année dernière, pour atteindre 12 milliards de dirhams.

Dans ce contexte, l’inflation demeure modérée, l’indice des prix à la consommation ayant accusé une baisse mensuelle de 0,2%, après celle de 0,1% en février. Ce recul recouvre d’une part le repli de 3,2% des prix des produits alimentaires à prix volatils et d’autre part, la hausse de 0,1% de l’inflation sous-jacente et de 0,7% des tarifs des produits réglementés, sous l’effet de la progression de 6,6% des prix du tabac. En glissement annuel, l’inflation est restée inchangée à 2,2% par rapport au mois précédent.

Par ailleurs, les prix à la production ont connu une hausse mensuelle de 0,7% en mars après celle de 0,9% un mois auparavant. En glissement annuel, ils ont enregistré une régression de 1% en mars après celle de 0,2% en février.
Autant de chiffres qui laissent paraître une amélioration globalement bonne des indicateurs et présagent d’une année de reprise pour 2013.

Il a dit

«Le Maroc est devenu aujourd’hui, grâce à ses projets ambitieux dans le domaine éolien et solaire, un modèle de vertu énergétique et environnementale. À travers ses divers projets dans le domaine des énergies propres, le Maroc s’assure de manière durable une sécurité d’approvisionnement et s’engage sur la voie de l’indépendance énergétique. Le lancement des travaux de la première phase du parc solaire de Ouarzazate marque une étape historique dans le rôle de leader que le Maroc est appelé à jouer dans le domaine des énergies renouvelables. Aussi, ce projet spectaculaire dans sa taille et dans ses ambitions sert à la fois les objectifs de développement du Royaume que de préservation de l’environnement».

Rachida Dati
eurodéputée française et vice-présidente de l’Union pour un mouvement populaire (UMP)

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *