Conjoncture industrielle : La production stagne toujours !

Conjoncture industrielle :  La production stagne toujours !

Seule la branche «agroalimentaire» a tiré son épingle du jeu affichant ainsi un carnet de commandes normal. En dépit de cette stagnation, les chefs d’entreprises ayant répondu à l’enquête de Bank Al-Maghrib restent optimistes pour les trois mois à venir. Ils s’attendent globalement à une hausse de  la production et des ventes.

La production industrielle serait restée inchangé au mois de mai. C’est ce que révèlent les industriels ayant répondu à l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib. Ce constat partagé par 75% des répondants démontre ainsi une stagnation d’un mois à l’autre. La stagnation de la production recouvre une amélioration dans deux branches d’activités contre un repli de deux autres segments. En effet, la production dans la chimie et parachimie aurait progressé dans les principales sous-branches à l’exception de la «fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» où elle aurait affiché un repli. Il en est de même pour la branche «mécanique et métallurgie».

La production sur ce segment aurait connu une amélioration, et ce dans les principales sous-branches.  En revanche, les industriels opérant dans le textile et cuir ont témoigné d’un mois difficile. Leur production a connu un repli au mois de mai. Cette baisse recouvre un repli dans l’«industrie textile» et dans l’ «industrie de l’habillement et des fourrures» et une amélioration dans l’ «industrie du cuir et des chaussures». La production de la branche électrique et électronique a également connu un ralentissement au cinquième mois de l’année.

L’enquête de Bank Al-Maghrib démontre par ailleurs que le taux d’utilisation des capacités s’est situé de 60%. Ce taux est resté inchangé pour l’industrie agroalimentaire (70%). Il aurait baissé de 3 points pour le textile (68%) et d’un point pour l’industrie électronique (82%). Le taux d’utilisation des capacités s’est établi à 49% pour la parachimie et 68% pour l’industrie mécanique. En termes de ventes, une stagnation a été relevée couvrant une baisse sur le marché local et une hausse sur le marché étranger. Ceci se confirme au niveau de toutes les branches industrielles. A titre d’exemple, le repli des ventes dans la branche «Cuir et textile» reflète la diminution dans l’«industrie textile» contre une progression des expéditions de l’«industrie du cuir et de la chaussure» et dans l’«industrie de l’habillement et des fourrures». Pour l’industrie mécanique, la stagnation des ventes recouvre une amélioration dans le «travail des métaux» et dans l’«industrie automobile» et un repli dans la «métallurgie».

La banque centrale relève dans son enquête une stabilisation des commandes. Le carnet de commandes s’est situé au titre du cinquième mois de l’année inférieur à la normale et ce dans l’ensemble des branches. Seule la branche «agroalimentaire» a tiré son épingle du jeu affichant ainsi un carnet de commandes normal. En dépit de cette stagnation, les chefs d’entreprises ayant répondu à l’enquête de Bank Al-Maghrib restent optimistes pour les trois mois à venir. Ils s’attendent globalement à une hausse de la production et des ventes. Des anticipations formulées par les agro-industriels et chefs d’entreprises opérant dans les industries électroniques. En revanche, les chefs d’entreprises de la branche «textile» s’attendent à une stagnation de la production tandis qu’un quart des patrons d’entreprises déclare ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution de son activité. De même, la moitié des industriels opérant dans la chimie et parachimie n’a pas de perspectives quant à l’évolution future de la production et des ventes. En outre, les professionnels de l’industrie mécanique s’attendent à une stagnation de la production et des ventes.   

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