Conjoncture industrielle : un trimestre mi-figue, mi-raisin

Conjoncture industrielle : un trimestre mi-figue, mi-raisin

Le climat des affaires fut moyen au troisième trimestre de l’année. C’est ce qu’atteste la majorité des industriels interviewés dans le cadre de l’enquête mensuelle de Bank Al Maghrib dans l’industrie. Ils étaient 70% à affirmer ce constat contre 18% qui ont qualifié l’environnement de bon.

Par branche d’activité, les perceptions restent moyennes pour 84% de chimistes et parachimistes, 62% de textiliens, 65% d’industriels en agroalimentaire et 63% d’électriciens. Tenant compte de ces appréciations, les conditions de productions restent normales pour 82% des chefs d’entreprises interviewées.

«Ces constats sont valables pour toutes les branches d’activité, à l’exception des industries mécaniques et métallurgiques où les effectifs seraient en baisse au troisième trimestre pour 48% des industriels contre une stagnation confirmée par 41% de l’échantillonnage sujet à l’enquête», relève-t-on de la note de Bank Al-Maghrib. En énumérant les contraintes ayant bloqué le développement de leur production durant ce trimestre, 27% des chefs d’entreprises ont évoqué l’accentuation de la concurrence.

De même, 33% des industriels ont fait part de l’insuffisance de la demande. Cet obstacle a été relevé pleinement par les opérateurs du textile et cuir, de la branche électrique et électronique ainsi que par les industriels mécaniques et métallurgiques. Par ailleurs, 50% des industriels ont fait part de la hausse du coût de la production au cours du troisième trimestre de l’année en cours. En argumentant cette ventilation, 59% des opérateurs l’attribuent à la hausse du coût de l’énergie tandis que 54% la réfèrent à l’augmentation du prix des matières premières hors énergie. En revanche, la majorité des industriels confirme la stagnation des coûts liés au financement des entreprises et le niveau des salaires.

En outre, la trésorerie des entreprises serait normale au troisième trimestre de l’année. S’agissant des difficultés rencontrées dans ce sens, 65% des interviewés dévoilent l’augmentation des charges non financières, 54% parlent de baisse des ventes tandis que 53% soulignent la hausse des difficultés de recouvrements. Les charges d’impôts auraient, quant à elles, stagné selon 69% des entreprises.

La stabilité a également touché l’accès au financement bancaire au cours dudit semestre.Le coût du crédit bancaire est resté inchangé pour la même période. Les entreprises des activités «agroalimentaires» et «électriques et électroniques» sont nombreuses à qualifier l’accès au financement bancaire de normal, et ce avec des parts respectives de 93 et 96%.  Pour les industries chimiques et para-chimiques l’accès au financement fut facile pour 42% des entreprises œuvrant dans ce secteur.

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