Consommation : Billet : Pour quelques dirhams de moins

La bataille des carte prépayées entre Maroc Telecom et Méditel est devenue saisonnière. Si le premier a déjà lancé son produit «spécial été», le second ne compte pas rester les bras croisés. Il envisage de faire de même dans les quelques jours qui viennent.
Dans le secteur de la téléphonie, le mobile reste le cheval de bataille pour faire face à une guerre commerciale. Du coup, chacun, des deux opérateurs essaye d’adopter sa propre recette pour doper son chiffre d’affaires. Or, pour le consommateur, ce n’est pas toujours l’embarras du choix. Comme si les deux opérateurs s’étaient mis d’accord pour lancer le même produit. Quoi-qu’il en soit, l’avantage de la carte pré-payée, c’est que l’on connaît d’avance ce que l’on va consommer. Chacun y va selon son budget et sa bourse. Auparavant, ce n’était absolument pas le cas. Il y avait une seule offre : l’abonnement. Le mobile était alors un luxe. On le consommait plus pour se faire remarquer que pour en faire usage. Normal ! c’était un nouveau produit qui faisait son entrée dans une société assoiffée de méthodes modernes de communication.
Et plusieurs sont ceux qui n’ont pas pu y résister. Résultat : des factures à suer : 10 000, 15 000 voire même 50 000 DH. C’est ce qu’on appelle, aujourd’hui dans les fichiers de Maroc Telecom, les mauvais payeurs. On estime leurs factures à des millions de DH. Un manque à gagner pour l’opérateur historique qui, pour récupérer cette somme faramineuse, aurait confié, dans la discrétion la plus totale, cette affaire à des avocats de grande renommée. Des procédures ont été entamées, via ces derniers, pour intimider les mauvais payeurs. Histoire de récupérer son argent sans trop faire de dégâts.
En vain. Il y en a même certains qui sont allés jusqu’à menacer ces «premières victimes de la télécommunication» de poursuites judiciaires. Mais ce n’était que du bluff. Tout simplement parce qu’un opérateur du calibre de Maroc Telecom, qui a donné une leçon de télécommunication aux autres opérateurs de par le monde, n’a pas intérêt à ternir son image pour… quelques dirhams !

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