Contrats de croissance à l’export: La région de Tanger représente près de 20% des bénéficiaires

Contrats de croissance à l’export: La région de Tanger représente près de 20% des bénéficiaires

La ville du détroit constitue le deuxième pôle économique grâce  à l’aménagement de ses zones franches, qui ont grandement contribué à l’expansion des exportations marocaines. C’est ce qui ressort d’une rencontre de sensibilisation organisée, mercredi 4 mars, à Tanger, sous le thème «Programmes d’aide et d’accompagnement à l’export». «Les zones franches sont de plus en plus appréciées en tant qu’instrument de promotion stratégique de l’investissement direct étranger (IDE) axé sur l’exportation», a souligné Mohamed Bachir Mahdi, directeur de la chambre de commerce, d’industrie et de services de Tanger (CCIST).
Organisée par la CCIST, cette rencontre de sensibilisation s’inscrivait dans le cadre du programme «Contrats de croissance à l’export», mis en place par le ministère délégué chargé du commerce extérieur pour apporter son soutien financier aux entreprises exportatrices. Ces Contrats de croissance permettent, selon les organisateurs, de contribuer ainsi à la prise en charge de certaines actions de marketing et de commercialisation à destination des marchés étrangers.

Selon Mohamed Essaber, chef de la division accompagnement à l’export au ministère délégué chargé du commerce extérieur, le programme «Contrats de croissance à l’export», qui est à sa deuxième édition, a permis d’accompagner, pendant les deux dernières années (2013-2014), quelque 174 entreprises exportatrices au niveau national. Parmi lesquelles, «près de 20% sont issues de la région Tanger-Tétouan», a-t-il précisé.

Il est à noter que le lancement de la troisième édition de «Contrats de croissance à l’export» a eu lieu le 4 février. Les entreprises candidates ont jusqu’au 15 avril pour déposer leurs dossiers. Cette troisième édition vise «l’accompagnement de 100 entreprises exportatrices, dont 90 émergentes», a tenu à préciser M. Essaber.

Outre les entreprises exportatrices émergentes (dont le chiffre d’affaires est plafonné à 50 millions de dirhams par an), ce programme cible aussi celles confirmées réalisant un chiffre d’affaires, qui se situe entre 50 et 500 millions  de dirhams.

«Le montant de l’appui représente 10% du chiffre d’affaires additionnel à l’export pour une année donnée, pendant trois ans. Il est plafonné annuellement à 5 millions de dirhams pour les exportateurs confirmés et 2 millions de dirhams pour les exportateurs émergents-», a affirmé M. Essaber, faisant remarquer que ce montant n’est accordé que sous condition de réalisation par l’entreprise bénéficiaire, «d’une croissance additionnelle minimale du chiffre d’affaires à l’export fixée à 15%».

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *