Contribution au PIB : Les écarts entre régions s’accentuent

Contribution au PIB : Les écarts entre régions s’accentuent

Les disparités du PIB par région se sont accentuées. C’est ce que relève le HCP dans sa note relative aux comptes régionaux de 2016. En effet, celle-ci présente par région le PIB en volume et en valeur et par groupe de branche d’activités économiques ainsi que les dépenses de consommation finales des ménages. Dans le détail, les régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima ont contribué à 58,2% du PIB national (32, 16 et 10,2% respectivement). Dans ce sens, 4 régions ont créé 30,1% du PIB. Il s’agit de la région de Fès-Meknès avec 9%, de Marrakech-Safi avec 8,8%, du Souss-Massa avec 6,7% et de Béni Mellal-Khénifra avec 5,6%. Pour leur part, les régions de l’Oriental, de Drâa-Tafilalet et les trois régions du sud n’ont généré que 11,5% du PIB (4,8, 2,6 et 4,1% respectivement). Par conséquent, les disparités du PIB entre les régions se sont accentuées faisant ressortir un écart absolu moyen. Celui-ci est passé de 56,8 milliards de dirhams en 2015 à 58,1 milliards en 2016. Plus globalement, 6 régions disposent de taux de croissance supérieurs à la moyenne nationale qui est 1,1%. Les régions concernées sont : Dakhla-Oued Eddahab (7,6%), Laâyoune-Sakia El Hamra (7,1%), Guelmim-Oued Noun (6,3%), Drâa-Tafilalet (4,2%), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (2,5%) et Souss-Massa (2,2%). Quant à la région Casa-Settat, elle a enregistré une croissance de 1,2%.

Activités tertiaires
Au niveau national, les activités tertiaires, à savoir les services marchands et non marchands, ont généré 50,3% de la richesse nationale en 2016. «Les régions de Guelmim-Oued Noun, de Dakhla-Oued Eddahab et de Rabat-Salé-Kénitra présentent des structures économiques dominées par les activités des services, avec des parts largement supérieures à la moyenne nationale, respectivement de 68,6, 65 et 60,5%», notent les experts du HCP. De leur côté, les activités secondaires (industrie, mines, électricité et eau et bâtiment et travaux publics) participent à 26% du PIB au niveau national à la même période. Dans cette perspective, 4 régions enregistrent des parts qui dépassent la moyenne. Il s’agit de la région de Casablanca-Settat (36,2%), Béni Mellal-Khénifra (32,3%), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (32,2%) et Laâyoune-Sakia El Hamra (30,8%). Quant aux activités primaires (l’agriculture et la pêche), elles contribuent à 12% du PIB en 2016. Dans ce schéma, la majorité des régions a enregistré des taux supérieurs à la moyenne nationale. Ces activités primaires constituent 25,9% du PIB de la région de Dakhla-Oued Eddahab, 20,4% du PIB de la région du Souss-Massa, 19,8% du PIB de la région de Fès-Meknès et 18,8% du PIB de la région Béni Mellal-Khénifra. Quant à la région de Casablanca-Settat, elle a enregistré le taux de 4,5%.

Le PIB régional par habitant est de 29.390 dirhams
Par habitant, le PIB régional atteint 29.390 dirhams en 2016 au niveau national. Partant de là, 5 régions ont enregistré un PIB par habitant qui dépasse cette moyenne nationale. Ainsi, la région de Dakhla-Oued Eddahab arrive en première place avec 76.013 dirhams, suivie de Casablanca-Settat avec 46.088 DH, de Laayoune-Sakia-El Hamra (42.721 DH), de Rabat-Salé-Kénitra (34.826 DH) et de Guelmim-Oued Noun (32.301 DH). Pour les autres régions, le PIB par habitant est entre 15.809 DH, enregistré dans la région de Drâa-Tafilalet, et 28.447 DH dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima par exemple. Selon le HCP, l’écart absolu moyen du PIB par habitant est en hausse passant de 11.018 dirhams en 2015 à 11.335 dirhams en 2016.

Consommation des ménages
Les disparités des dépenses de consommation ont légèrement diminué, relève le HCP. Ainsi, l’écart absolu moyen entre la dépense de consommation finale des ménages (DCFM ) des différentes régions et la DCFM régionale moyenne a atteint 30,5 milliards DH en 2016 au lieu de 30,6 milliards DH en 2015. En détail, les régions de Casablanca-Settat et de Rabat-Salé-Kénitra ont donc contribué à 39,7% aux dépenses de consommation finale des ménages (DCFM) au niveau national, avec 24,9 et 14,8% respectivement. «Celles de Fès-Meknès, de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, de Marrakech-Safi et du Souss-Massa ont participé pour 41,5% aux DCFM. Cette participation a été respectivement de 11,8, 11,4, 11,2 et 7,1%», indique le HCP. Ces dépenses enregistrent des niveaux qui dépassent la moyenne nationale (16 974 DH en 2016) dans six régions, à savoir les régions de Dakhla-Oued Eddahab (24.158 DH), de Casablanca-Settat (20.769 DH), de Rabat-Salé-Kénitra (18.541 DH), de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (18 428 DH), de Laâyoune-Sakia Al Hamra (17.950 DH) et de l’Oriental (17.464 DH). Dans ce sens, les dépenses de consommation par habitant passent d’un minimum de 11 890 dirhams (Drâa-Tafilalet) à 16 062 dirhams (Fès-Meknès) par exemple. Par conséquent, la dispersion des dépenses de consommation finale des ménages par tête a enregistré une sensible diminution avec un écart absolu moyen qui est passé de 2.905 dirhams en 2015 à 2.663 dirhams en 2016. Notons que l’économie nationale avait enregistré en 2016 un Produit intérieur brut (PIB) de 999,1 milliards de dirhams en volume et de 1013,6 milliards de dirhams aux prix courants, réalisant une croissance économique de 1,1% et une augmentation en valeur de 2,6% par rapport à 2015.

Leila Ouchagour
(Journaliste stagiaire)

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