Coopérative, modèle d’entreprise

Coopérative, modèle d’entreprise

Le premier samedi du mois de juillet de chaque année est le jour retenu par l’Alliance Coopérative Internationale (ACI) pour célébrer la journée internationale des coopératives. Au Maroc, la 81ème journée sera présidée le samedi 5 juillet par le Premier ministre Driss Jettou. Au menu, en plus de l’intervention du ministre de tutelle M’hammed El Khalifa, ministre de l’Artisanat et de l’Economie sociale, il y aura la lecture de la lettre de l’ACI par Younès Shaimi, directeur par intérim de l’Office de Développement de la coopération (ODCO). «Faire connaître l’esprit coopératif, véritable locomotive du développement tout en insistant sur l’indispensable restructuration du mouvement coopératif via une mise à niveau intégrée est le principal objectif à atteindre en marge de cette 81ème journée internationale des coopératives», explique Younès Shaimi. Donc, un appel à l’adoption d’une gestion entreupreunariale tout en gardant l’esprit coopératif est lancé. Il est vrai que nombreux sont ceux qui sous-estiment encore la portée et l’ampleur du mouvement coopératif ainsi que la manière dont il intervient dans les économies nationales et dans la société en général. Le nombre des membres de coopératives se chiffre à 760 millions de personnes de par le monde. Ce secteur emploie 100 millions de personnes, dans certaines régions, il est le premier pourvoyeur de travail. Au Kenya, 20% de la population est membre d’une coopérative, 33% en Norvège, 29% en Argentine et 40% au Canada et aux Etats-Unis. Par contre, en Colombie, la coopérative nationale de santé est le 2ème employeur national. Les coopératives cultivent une conscience sociale puisqu’elles répondent aux besoins de leurs membres que ce soit en matière d’éducation ou de formation technique, ou encore d’actions concrètes, contre le Sida notamment. Par la diversité de leurs activités, les coopératives sont dans de nombreux pays des acteurs sociaux et économiques essentiels aux économies nationales, faisant non seulement de l’évolution personnelle une réalité, mais contribuant également au bien-être de populations entières au niveau national. Les coopératives créent et font perdurer des emplois rémunérés. Elles sont chargées de produire et de fournir une alimentation et des services sûrs et de qualité à leurs membres, mais également aux communautés dans lesquelles elles fonctionnent. Le mode de gestion propre aux coopératives faisant de leurs membres des gestionnaires actifs est un facteur contribuant largement aux résultats de ces structures. «Aussi, au sein d’une coopérative, contrairement aux sociétés, un adhérent a une voix indépendamment de ses parts», précise Younès Shaimi. Concrètement, les coopératives font du développement une réalité pour des millions de personnes. L’ACI, organisme représentatif des coopératives, met en lumière les meilleures initiatives qui permettent aux coopératives de rendre le développement possible. Elle lancera également une campagne de lutte contre la pauvreté et la faim visant à promouvoir la coopérative comme modèle d’entreprise commercial permettant d’encourager les gens à se prendre en charge. Dans ce sens, l’ACI invite les coopératives du monde entier à faire part de leurs expériences et activités de façon à contribuer au programme affiché du développement du Millénaire.

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