COP22 : Le moment fort de la société civile marocaine

COP22 : Le moment fort de la société civile marocaine

Les perspectives du grand rendez-vous du climat présentées par Driss Yazami

Les  différents pôles du comité de pilotage de la COP22 tracent leurs perspectives. Après Aziz Mekouar, ambassadeur pour la négociation multilatérale, c’est au tour de Driss Yazami de dévoiler sa vision. Le chef du pôle  Société Civile au sein du comité de pilotage COP22 a présenté les actions à venir. «La prise de conscience de la société civile marocaine doit se poursuivre», a-t-il souligné lors d’un point de presse tenu, lundi 19 décembre, à Casablanca. Selon Driss Yazami, l’heure est de travailler sur une prise de conscience de la société marocaine pour accompagner les politiques publiques.  «Nous voulons arriver à 52% en termes d’énergie et de sources renouvelables en 2030. Pour ce faire, il faut travailler sur les problématiques auxquelles nous faisons actuellement face.

Citons par exemple la consommation et l’accès à l’eau pour certaines catégories de la population», précise Driss Yazami. Le deuxième objectif stratégique sur lequel il faut continuer à œuvrer est, selon M. Yazami, le renforcement des capacités de la société civile marocaine. «Les acteurs civils ont démontré un grand intérêt et une grande sensibilité aux questions liées à l’environnement. Ceci a été clairement exprimé lors de la COP. D’ailleurs en plus des associations qui travaillent sur la question de l’environnement, nous avons observé la mobilisation d’autres organismes, à savoir ceux spécialisés dans les droits de l’Homme ou encore les droits de la femme», affirme M. Yazami. Dans la même lignée,  celui-ci a mis l’accent sur le renforcement des capacités au niveau régional.  «Notre objectif a été d’aboutir à 12 plans régionaux pour le climat et l’environnement. Certains présidents de région ont montré un véritable engagement, il faut donc continuer ce processus participatif et collaboratif».

Au niveau de la recherche, Driss Yazami préconise, en premier lieu, un  agenda marocain de la recherche afin d’aboutir par la suite à un agenda africain de la recherche. Il a par ailleurs appelé à un transfert Sud-Sud de technologie. Driss Yazami  n’a pas manqué de mentionner que la présence des acteurs marocains au niveau de réseaux internationaux est cruciale. Depuis la COP22, 11 entités marocaines ont été reconnues dans ce sens alors qu’elles étaient à peine 2 à la COP21. En établissant un bref bilan des actions menées par le pôle  Société Civile lors de la COP22, Driss Yazami a indiqué que pas moins de 40 universités et centres de recherches marocains et internationaux y ont pris part.

Plus de 24.000 personnes ont visité quotidiennement l’espace société civile implanté dans la Zone Verte du site Bab Ighli ayant abrité, en novembre dernier, ce grand rendez-vous climatique. En dépit de cette participation honorable, il reste du chemin à faire. Selon Driss Yazami, une réelle prise de conscience est renforcée afin de consolider tous les acquis de la COP et de concrétiser les ambitions de la société civile marocaine.

Leila Ouchagour

(journaliste stagiaire)

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