COP22: Le secteur privé marocain se mobilise

COP22: Le secteur privé marocain se mobilise

Le Maroc n’est sans doute pas un grand pollueur mais s’inscrit depuis des années dans une politique de migration vers un modèle de développement écologiquement responsable auquel l’intégration des différents acteurs est primordiale.

Fédérer les efforts est impératif afin de ne pas passer à côté des opportunités qu’offre un événement comme la COP22. Les opérateurs économiques du Maroc semblent en prendre conscience.

A l’invitation de Salaheddine Mezouar, président de la COP22 et ministre des affaires étrangères et de la coopération, ceux-ci se sont réunis autour d’un ftour-débat au cours duquel ont été discutées les modalités de participation et les possibilités de partenariats qui peuvent se nouer dans le cadre de la COP de Marrakech.
Si le changement climatique est souvent présenté comme étant une menace imminente, il est également, et de plus en plus souvent, décrit comme opportunité. À quelques semaines de la COP22, revenir sur le potentiel de ce que l’on appelle «emplois verts» serait intéressant.  Il s’agirait, selon l’Organisation internationale du travail  (OIT), de près de 60 millions de postes supplémentaires liés à l’économie verte.  Tous créés d’ici à 2030, grâce à la transition vers une économie décarbonée.

Le Maroc n’est sans doute pas un grand pollueur mais s’inscrit depuis des années dans une politique de migration vers un modèle de développement écologiquement responsable auquel l’intégration des différents acteurs est primordiale.  C’est justement dans ce sens que Salaheddine Mezouar a souligné le rôle majeur du secteur privé dans la lutte contre le réchauffement climatique.  Selon lui, cette mobilisation contre le changement climatique est aussi une mobilisation pour le développement. «Elle doit être globale et élargie en associant aux côtés des gouvernements le monde des affaires et les acteurs financiers», a-t-il insisté.

Ayant pris part à l’événement, Othman Benjelloun, président du Groupement professionnel des banques du Maroc et patron de BMCE Bank of Africa, a passé en revue les engagements du secteur bancaire dans ce sens.  «Les banques marocaines ont d’ores et déjà intégré dans leur culture les nouvelles contraintes liées aux changements climatiques. Aujourd’hui, elles œuvrent à la décarbonisation de leurs actifs de manière à être conformes aux normes internationales», avait-il noté avant de préciser que cela a été entamé bien avant la COP21, avant la défense des énergies renouvelables. Rassurant, Othman Benjelloun a également promis l’implication du secteur pour
«réussir le challenge de la COP de Marrakech».
Le patronat marocain a également exprimé son engagement pour l’accompagnement et la réussite des ambitions de la COP22. Représenté par Fayçal Mekouar, vice-président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), celui-ci a indiqué que «les engagements de la CGEM s’inscrivent dans la durabilité». Pour expliciter  les modalités nécessaires à la concrétisation de ces promesses d’engagement, c’est Said Mouline qui a pris la parole. En tant que chef du pôle partenariat public-privé au sein du comité de pilotage de la COP22, celui-ci a assuré que le secteur privé est le fer de lance de la COP22 et a appelé de ce fait à conclure davantage de partenariats pour le rendez-vous de Marrakech.
«Nous avons la chance d’avoir au Maroc un secteur privé organisé. Ce dernier doit montrer au reste du monde qu’il a un rôle à jouer dans la lutte contre les changements climatiques et cela représente aussi un investissement», a-t-il conclu.

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