Cost killing, une exigence managériale

Cost Killer. Ce n’est ni le titre d’un bouquin policier écrit par la grande Agatha Christie, ni le nom d’un film d’horreur tout fraîchement tourné dans les sites Hollywoodiens. Les contrôleurs de gestion et autres illustres gestionnaires connaissent bien ce terme. Le maîtrisent-ils pour autant ? Le dernier débat du forum du manager organisé par la revue mensuelle Economie&Entreprise a réuni une dizaine de responsables pour repérer les enjeux et outils d’une mission des plus importantes dans toute entreprise, celle du cost killer (lisez tueur de coûts) .
Dans un langage plus simple, cette fonction qui relève indéniablement du management moderne, compétitivité oblige, consiste, non pas à réduire les coûts, mais à les analyser d’abord en vue de les maîtriser dans une étape suivante.
Cette définition est le fruit de toute une matinée de débat sur la question. Un problème identifié, n’est-il pas à moitié résolu ? Maintenant que l’enjeu est défini, il ne reste plus qu’à s’attaquer au fond de la question. Celle de savoir comment, sans se heurter à des considérations de survie de l’entreprise, parallèlement réussir à faire des économies.
L’arbitrage à faire se situe à un niveau élémentaire. S’agit-il de réduire la masse salariale tout en s’acharnant à augmenter la productivité du personnel. Faut-il plutôt s’attaquer à mesurer la rentabilité des investissements engagés pour en mesurer l’efficience ? Une chose est sûre : Agir dur les coûts ne peut échapper à une considération purement subjective, liée au secteur d’activité. Car, les «comptes à charges» ne sont pas les mêmes dans toutes les filières d’activité. Il n’existe nullement de règles universelles à appliquer. Le flair du manager est fortement interpellé. En se faisant aider par les nouveaux outils de la comptabilité analytique et du contrôle de gestion ou encore par les indicateurs que fournissent les tableaux de bord actualisés, décider devient affaire aisée. Faire du Benchmarking (encore un terme barbare qui revient comme un refrain dans toute discussion managériale) est inévitable. Il s’agit en d’autres termes d’établir des comparaisons avec ce qui se passe ailleurs, au niveau national et international pour définir les écarts.
Encore faut-il rappeler que le gap qui existe, au-delà de l’aspect purement technique, existe au niveau de la perception qu’ont les uns et les uns de la culture de l’entreprise. Le cost killing n’est pas l’apanage du seul dirigeant mais de l’ensemble du personnel de l’entreprise.

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