Création d’entreprises en ligne: L’ambassade des USA incite au crowdfunding

Création d’entreprises en ligne: L’ambassade des USA incite au crowdfunding

Le financement participatif (ou crowdfunding). Voilà une solution efficace pour les porteurs de projets d’entreprises, notamment les jeunes désirant créer leurs propres structures et ne disposant pas de fonds suffisants à cet effet. Cependant, ce concept est quasiment inexistant au Maroc. C’est pourquoi il est fort recommandé par l’ambassadeur américain à Rabat puisque le crowdfunding porte déjà des fruits assez importants dans son pays.

Les exhortations de Dwight L. Bush

«Le financement participatif peut aider les entrepreneurs marocains durant la phase de démarrage et en particulier ceux qui cherchent à tester un concept ou à développer un prototype», indique mardi à Rabat l’ambassadeur qui donne une définition du crowdfunding.
Il s’agit d’une forme récente et novatrice de financement, voire un mécanisme en ligne facilitant la mise en commun de petits montants de capitaux provenant d’un grand nombre d’investisseurs permettant de démarrer un projet d’entreprise. Cependant, ce concept est non seulement quasi inexistant au Maroc mais aussi non réglementé. «Hélas, ce mécanisme n’est pas encore permis par la loi marocaine», martèle M. Bush en s’exprimant sur les finalités de l’apport de son ambassade en contribuant à l’introduction de cet outil au Maroc. «Ouvrir la voie au crowdfunding permettra au Maroc d’atteindre son potentiel entrepreneurial», enchaîne M. Bush dont les propos ont trouvé un bon écho chez le ministre chargé du budget.

Al Azami rassure autour du cadre juridique

Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances chargé du budget se montre, pour sa part, rassurant à propos du texte régissant le financement participatif au Maroc. «Nous travaillons sur le cadre juridique destiné à ce mécanisme», indique Idriss Al Azami Al Idrissi lors de la conférence consacrée au crowdfunding dont le cadre juridique est également attendu par les  banquiers marocains. «J’espère que la loi sur le crowdfunding verra le jour au Maroc», avance Tarik Sijilmassi, président de Crédit Agricole du Maroc.

Ce qu’en disent les experts

Pour Jason Best, co-fondateur de Crowdfund Capital Advisors, ayant fait un retour d’expérience du modèle américain, le crowdfunding permet «la création d’emplois, l’innovation et l’accès au capital pour les entrepreneurs et les PME». De surcroît, ce mécanisme offre, selon lui, une protection aux investisseurs, des capitaux pour les entrepreneurs et PME, une transparence à l’égard des autorités de régulation et la viabilité de l’industrie du crowdfunding qui, malgré ses avantages, ne manque pas de rouages. «Et s’il y a un crowding out ?», avance M. Sijilmassi parmi quelques problématiques qui sont susceptibles de trouver une réponse dans le cadre juridique.

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