Crédit Agricole : Hausse de 5,9 MM€ du capital

Le Crédit Agricole, une des premières banques françaises, a annoncé mardi le lancement prochain d’une augmentation de capital de 5,9 milliards d’euros, pour faire face à la crise des «subprime» qui lui a encore coûté plus de 1,2 milliard au premier trimestre. La banque verte précise dans un communiqué que son résultat net devrait s’établir à 892 millions d’euros, après 1,205 milliard d’euros de dépréciations liées aux crédits à risque américains qui affectent Calyon, sa banque de financement et d’investissement. Au premier trimestre 2007, la banque avait dégagé un bénéfice de 2,6 milliards d’euros grâce à une plus-value exceptionnelle de cession. En un an, la banque verte voit donc son résultat divisé par trois. Crédit Agricole mettra également en oeuvre un «plan d’actions» qui prévoit notamment un recentrage de Calyon sur ses «compétences clefs» et un «accroissement du poids de la banque de détail» associé à un «plan de maîtrise des charges».La banque doit publier ses résultats détaillés jeudi matin. Son conseil d’administration se réunira «comme prévu» mercredi pour examiner les comptes et se prononcer sur le projet d’augmentation de capital, selon le communiqué. Il pourrait aussi décider du départ du directeur général de Calyon, Marc Litzler, un ancien banquier de la Société Générale arrivé à la tête de cette filiale seulement début octobre.
Selon la presse, il serait remplacé par Patrick Valroff, actuellement à la tête du pôle services financiers spécialisés et PDG de la société de crédit à la consommation Sofinco. Marc Litzler serait tenu pour responsable des dépréciations car il dirigeait auparavant la division «fixed income et dérivés de crédit» qui abrite les fameux titres adossés à des crédits «subprime» qui ont causé les déboires de nombreuses banques dans le monde.
Le Crédit Agricole avait déjà annoncé un bénéfice en recul en 2007 après avoir dû passer pour 3,3 milliards d’euros de dépréciations. La banque avait enregistré une perte de 857 millions d’euros pour le seul quatrième trimestre de l’an dernier, qui avait concentré les effets de la crise. Calyon avait payé le plus lourd tribut à la crise, avec une perte nette de 1,912 milliard au dernier trimestre et de 904 millions sur l’année.

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