Crédit du Maroc s’ouvre aux enseignants chercheurs

La filiale marocaine du crédit lyonnais semble assumer pleinement son rôle de banque-partenaire de tous les acteurs de son environnement.
Dans ce registre, l’institution vient en effet de reconduire sa convention de partenariat avec le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur. Laquelle, signée pour la première fois le 5 février 2001, définissait un cadre d’une coopération large entre le Crédit du Maroc et les enseignants chercheurs, représentés par le Syndicat. Ce partenariat qui s’inscrit désormais dans la continuité, traduit une volonté grandissante de la part des signataires d’oeuvrer ensemble chacun selon sa vocation professionnelle, pour la réalisation d’objectifs communs servant leurs intérêts réciproques.
Dans le cas d’espèce, la banque s’engage pour sa part à offrir aux enseignants chercheurs des avantages multiples leur donnant accès à des produits et services bancaires répondant à tous leurs besoins spécifiques. Il s’agit de les faire bénéficier de crédits immobiliers et personnels à des conditions préférentielles. En effet, la banque opérera une baisse de ses taux débiteurs sur les crédits accordés aux enseignants chercheurs.
Aussi, procédera-t-elle à la suppression ou à une réduction notable des frais de dossiers de crédits accordés aux bénéficiaires.
Concrètement, l’institution supprime les frais de dossier et réduit ses taux débiteurs pour les crédits immobiliers à long et moyen terme respectivement de 0,50% et 1,25% à un taux unique de 8% (HT). Pour les crédits personnels, les frais de dossier totalise les 250 DH, mais les taux sont ramenés à un niveau de 10% (HT). La procédure d’octroi de ces crédits est celle qui est en vigueur. En d’autres termes, les crédits seront alloués de façon individuelle, après étude du dossier, sous réserve d’acceptation par la banque.
La démarche entreprise par le Crédit du Maroc est salutaire à plus d’un égard. Toutefois, une question légitime s’impose : Assiste-t-on à la fin d’une logique spécifique aux banques commerciales ? Laquelle logique préconise que gagner de l’argent, même beaucoup d’argent, garantirait la continuité de leur existence.
En tout cas, certaines banques semblent enfin prendre compte de plus en plus dans l’élaboration de leurs stratégies des particularités d’une clientèle spécifique, pour lui faciliter l’accès aux services bancaires à des conditions normales. Cette démarche ne peut-elle pas être plus largement étendue ?

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