Crédit du Maroc : Tout pour résister à la crise

Crédit du Maroc : Tout pour résister  à la crise

La crise commence à se faire sentir du côté du Crédit du Maroc. Cependant, grâce à une bonne maîtrise des charges la banque a réussi à limiter l’impact de ce contexte économique peu favorable. C’est le constat formulé par le conseil de surveillance du Crédit du Maroc, réuni récemment pour examiner l’activité et les comptes arrêtés au 30 septembre 2013 par le directoire.

Ainsi, sur le plan financier, le produit net bancaire, impacté par cet environnement peu porteur, s’est établi à 1,546 milliard de dirhams contre 1,589 milliard de dirhams à fin septembre 2012, en léger recul de 2,7%. Toutefois, la hausse des charges générales d’exploitation a été limitée à 1,8%. Aussi, le coût du risque est stable à 351 millions de dirhams. Pour sa part, le résultat net consolidé s’établit à 246 millions de dirhams contre 287 millions de dirhams une année auparavant. En matière de collecte, le Crédit du Maroc précise dans un communiqué qu’il «continue de faire la preuve de l’efficacité de son réseau, dans un marché marqué par une pénurie de liquidités».

Ainsi, comparés à la même période de l’exercice précédent, les dépôts de la clientèle s’établissent à 37 milliards de dirhams, soit une hausse de 9%. Et ce sont toutes les catégories de ressources qui ont évolué favorablement et qui ont contribué significativement à cette performance. Le Crédit du Maroc continue donc d’améliorer sa part de marché en dépôts clientèle, qui s’établit à 5,5% en hausse de 23 points de base en glissement annuel. Cette performance donne lieu à un bon dynamisme commercial en matière de crédit. En effet, les emplois clientèle s’établissent à 36,8 milliards de dirhams, en hausse de 1,9% comparativement à septembre 2012.

«Dans un contexte marqué par une atonie de l’environnement économique, le Crédit du Maroc enregistre néanmoins des progressions satisfaisantes, en particulier sur les crédits immobiliers qui évoluent de 6,9% par rapport à la même période de l’exercice précédent», précise-t-on dans le communiqué. Aussi, les autres catégories d’emplois, dynamisées par la campagne de promotion commerciale lancée dans le courant du deuxième trimestre de l’exercice, ont enregistré une correction de tendance et clôturent ce troisième trimestre avec des évolutions notables comparées à fin décembre 2012.

Dans ce contexte la banque marocaine a procédé à un renforcement de l’assise financière. Ainsi, poursuivant sa stratégie de renforcement des fonds propres, le Crédit du Maroc a clôturé avec succès l’opération d’augmentation de son capital social par apport en numéraire, portant celui-ci à plus de 1,035 milliard de dirhams. À noter qu’une précédente opération d’augmentation du capital par conversion optionnelle des dividendes de l’exercice 2012 a été menée et finalisée en septembre 2013 et ce, dans la continuité des opérations de renforcement de son assise financière menées régulièrement par le Crédit du Maroc ces dernières années.

Par ailleurs, le développement de synergies opérationnelles avec les filiales métiers de son actionnaire de référence, le Groupe Crédit Agricole S.A., est l’un des fils directeurs de la stratégie de développement du Crédit du Maroc. En effet, ces synergies visent à dégager des axes de développement en ligne avec les enjeux économiques du Royaume. «La recherche continue de l’amélioration de la satisfaction de ses clients sous-tend l’ensemble des actions menées par la banque, et se matérialise notamment par le suivi d’un indice de recommandation client qui permet l’ajustement régulier des processus et des offres aux besoins de la clientèle. Plus qu’une banque, le Crédit du Maroc se veut un véritable partenaire, attentif et efficace, au service de ses clients particuliers, professionnels et entreprises», relève-t-on auprès du Crédit du Maroc.

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