Crédit Suisse-Iran : les pratiques dénoncées par l’administration

Crédit Suisse-Iran : les pratiques dénoncées par l’administration

Le ministère de la Justice et le Trésor américains ont dénoncé, mercredi, l’utilisation par le Crédit Suisse de codes, de messages et d’abréviations pour «éviter les contrôles américains » lors de transactions en dollars avec l’Iran contrevenant à la loi américaine. La banque helvétique a été sanctionnée par une amende de 536 millions de dollars en reconnaissant avoir effectué des transactions pour 1,6 milliard de dollars sur plus de dix ans pour des pays ou leurs ressortissants soumis à des sanctions américaines. «Le Crédit Suisse retirait de façon délibérée des messages de paiement toutes les informations matérielles, tels que les noms des clients, les noms des banques et les adresses afin que les transferts de fonds arrivent vers des institutions bancaires américaines sans être décelés», a expliqué, mercredi, le département de la Justice. Il a cité en exemple, un «petit livret» édité en 1998 par le Crédit Suisse pour ses clients iraniens, intitulé «Comment faire des transferts en dollars» et destiné, selon le gouvernement américain, à «fournir des instructions détaillées de paiement sans alerter les filtres et les contrôles américains». Les employés de la banque helvétique utilisaient «des codes et des abréviations» pour traiter les bordereaux de paiements en provenance d’Iran, a précisé le procureur général-adjoint Lanny Breuer. «C’était un service offert par le Crédit Suisse à des clients sanctionnés», a-t-il ajouté faisant référence à la loi américaine International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) qui sanctionne des pays comme l’Iran, le Soudan, la Birmanie, Cuba et la Libye.

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