Crédor : Retour au résultat bénéficiaire

Abdelmajid Bennani-Smires, administrateur de Crédor garde le moral même si l’entreprise qu’il gère a clôturé l’exercice 2001 avec un déficit de 33 millions de DH. A en juger par ses propos, cette baisse très importante du résultat se justifie par l’impact significatif et non récurrent des dotations aux provisions. Le président précise par ailleurs que ce résultat déficitaire doit être imputé au choix stratégique de la société de crédit de poursuivre l’application des règles prudentielles basées sur le nombre d’échéances impayées au lieu du motif définitif appliqué antérieurement. Cette politique s’est traduite par des provisions nettes de reprises de 99 millions de DH sur un excédent d’exploitation aux provisions de 66 millions de DH.
D’où le résultat déficitaire en 2001. Pour l’année 2001, Crédor s’est lancée dans une politique de recouvrement soutenue. L’entreprise avance à ce propos, que les réalisations ont augmenté de près de 70%. Les responsables de la société soulignent que cette avancée a été réalisée grâce notamment à l’amélioration de la productivité par agent de recouvrement (+38%).
L’exercice précédent a été également marqué par une production brute de l’ordre de 667 millions de DH, soit une augmentation de 3%. Pour l’année 2002, Crédor table sur une amélioration de la production entre 6 et 8%.
L’encours global s’est établi à 17,7 milliards de DH en hausse de 4,3%. En dépit de l’agressivité commerciale de la concurrence, le montant global des crédits distribués par la société s’est établi à 8,7 milliards de DH en progression de 4,3% par rapport à l’année 2000. Concernant le taux de couverture global des créances déclassées, celui-ci est passé de 63% en 2000 à 82% en 2001. Rappelons que l’entreprise s’est lancée en 2000 dans une mise à niveau de la couverture de ces créances. Ce qui s’est traduit par des dotations nettes d’un montant de 53 millions de DH, soit le double par rapport à 1999. Au titre de l’exercice 2002, Crédor table sur un résultat bénéficiaire. «C’est une certitude», lance M. Bennani-Smires. Concrètement, l’entreprise compte atteindre une croissance de sa production de 10% à moyen terme tout en poursuivant sa politique de maîtrise des frais généraux et des charges financières.
L’année 2002 sera également marquée par l’augmentation du capital de 30 millions de DH. Cette décision s’explique selon le président de Crédor, par l’impact du résultat 2001 sur les capitaux propres. L’opération devrait été achevée en juin prochain.

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