Croissance de 3,3% en 2004

Croissance de 3,3% en 2004

Les indicateurs économiques enregistrés durant l’année 2003 se présentent d’une manière mitigée. Ce qui découle de la dernière note d’information du Haut Commissariat au Plan (HCP) relative aux agrégats économiques en 2003 et les prévisions pour cette année. Ainsi, l’économie marocaine a enregistré l’année dernière une croissance de 5,2% contre 3,2 en 2002. Mesurée par l’évolution en volume du produit intérieur brut (PIB), cette croissance résulte, selon le HCP, de la hausse conjointe du PIB agricole et du PIB non agricole. Le PIB agricole s’est accru de 18% contre 5,6% une année plus tôt, en raison de l’amélioration sensible de la production des céréales.
De leur côté, les activités non agricoles ont réalisé une meilleure performance en 2003, enregistrant une croissance globale de 3,2% contre 2,8% en 2002. le HCP explique ces deux performances par des conditions climatiques relativement favorables. Sur le registre de l’indice du coût de vie, celui-ci a enregistré une hausse de 1,2% en 2003. Cependant, l’indice des prix implicite du PIB a, pour la première fois au Maroc, connu une stagnation, entraînant ainsi une croissance du PIB aux prix courants équivalente à celle enregistrée en volume, soit 5,2%, explique le HCP.
Au niveau des emplois du PIB, le HCP relève que la consommation finale intérieure des ménages et celle des administrations publiques ont augmenté respectivement de 10,2% et 3,4%. Les importations et les exportations de biens et services, ont marqué respectivement une hausse de 4,5% et 0,1%, enregistrant des rythmes de progression plus faibles qu’en 2002. En revanche, en raison de l’augmentation importante de l’acquisition du matériel et outillage (14,9%), la formation brute du capital fixe (FBCF) a progressé de 7,9% contre 6,8% une année plus tôt. Globalement, la demande finale intérieure a contribué significativement à la croissance économique en 2003 : 2,9 points pour la consommation des ménages, 1,1 point pour les administrations publiques et autant pour la FBCF.
Le HCP note, en outre, qu’en raison notamment de la baisse des exportations des produits énergétiques (problème de la Samir) et des produits de la pêche, les exportations ont tiré la croissance vers le bas (-0,4 point). Le revenu national brut disponible et l’épargne nationale ont enregistré, en comparaison avec l’année 2002, une importante progression soit respectivement 5,7% et 7,9%. Cette performance est due, d’une part, à la forte croissance économique enregistrée en 2003 et, d’autre part, à la hausse significative des revenus extérieurs, constitués principalement des transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE) et de l’allégement du service de la dette extérieure. Concernant l’année 2004, le HCP souligne que la croissance économique au Maroc devrait bénéficier d’un environnement extérieur et d’une campagne agricoles également favorables.
Ainsi, l’environnement extérieur devrait connaître une embellie qui devrait profiter à l’économie marocaine, notamment en termes d’exportation. La croissance économique mondiale devrait se situer à 4,6% contre 3,9 en 2003, et celle de la zone Euro, principal débouché du Maroc, devrait se situer à près de 1,6 contre 0,5% en 2003, malgré l’enchérissement du prix pétrole. Les conditions climatiques qui ont prévalu jusqu’à présent devraient, de leur côté, se traduire par une légère amélioration de la production agricole en 2004, estime le HCP. Dans ce contexte, la croissance du PIB en volume devrait s’établir à 3,3% en 2004, due à l’augmentation des valeurs ajoutées agricole et non agricole, respectivement de 2,1% et de 3,5%. En nominal, le PIB s’établirait à 4,7%, soit une variation du niveau général des prix de 1,4% au cours de cet exercice.
Enfin la consommation finale intérieure devrait s’accroître de 5,1% contre 5,0% l’année précédente. La FBCF marquerait une hausse d’environ 6,3%. Les exportations de biens et services connaîtraient, après la stagnation de 2003, une croissance positive de 4,1% en 2004. Ainsi la contribution des exportations à la croissance économique de 2004 devrait être de l’ordre de 0,8 points, celle de la consommation finale des ménages 2,6 points, des administrations publiques 0,9 points et de la FBCF 1,3 point.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *