Croissance : L’OCDE abaisse ses prévisions de croissance 2007

L’OCDE a nettement abaissé ses prévisions de croissance 2007 pour la France, à 1,8% contre 2,2% auparavant, et pour l’Allemagne, à 2,6% contre 2,9%, a indiqué son économiste en chef Jean-Philippe Cotis mercredi lors d’une conférence de presse.
La France enregistre donc la plus forte révision à la baisse de l’ensemble des pays du G7. Pour l’ensemble de la zone euro, la révision de la prévision de croissance est moindre, et passe de 2,7% à 2,6%.
Les prévisions pour les Etats-Unis ont également été abaissées: l’OCDE table désormais sur une croissance 2007 de 1,9% contre 2,1% lors de ses précédentes estimations, publiées en mai.
En revanche, les prévisions de croissance pour le Royaume-Uni ont été relevées de 2,7% à 3,1% et celles du Canada de 2,5% à 2,7%, et elles ont été maintenues pour le Japon, à 2,4%.
«Ces révisions ont été largement influencées par ce qui s’est passé au deuxième trimestre et par des chiffres Eurostat très inférieurs» aux prévisions de mai de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), a indiqué à l’AFP Vincent Koen, conseiller économique de l’Organisation.
L’impact de la crise des prêts hypothécaires américains, dits «subprimes», qui a fait plonger les marchés financiers au mois d’août, n’est pas inclus dans ces prévisions et pourrait entraîner des révisions à la baisse ultérieures.
«Les perspectives de croissance sont maintenant bien moins bonnes et plus incertaines» qu’avant la crise des subprimes et «les risques baissiers (sur la croissance) sont plus évidents», a souligné Jean-Philippe Cotis, selon le texte d’une allocution reçue à l’avance par l’AFP.
«Les conditions de marché sont devenues durablement plus tendues», a-t-il ajouté.
Aux Etats-Unis en particulier, «le secteur immobilier devrait peser plus lourdement et plus longtemps que prévu» sur l’économie, et la croissance devrait «tomber très en dessous de son potentiel pendant le second semestre, après un net rebond au deuxième trimestre», a poursuivi M. Cotis, précisant que dans la zone euro, «le pic de croissance est passé». Du côté des banques centrales, l’OCDE estime que la Réserve fédérale américaine «pourrait avoir des raisons de baisser ses taux directeurs».
Dans la zone euro, la Banque centrale européenne, «les pressions inflationnistes sous-jacentes», dues partiellement à l’amélioration du marché du travail, «semblent justifier une poursuite du resserrement monétaire une fois que la situation sur les marchés financiers se sera stabilisée».

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