Croissance soutenue au pays basque

S’il existe une région qui a particulièrement profité de son arrimage au marché de l’Union Européenne, c’est bien la communauté autonome basque. Son autonomie se détache des politiques économiques primaires, des autres régions de la péninsule Ibérique, qui construisent leurs économies sur l’agriculture notamment. Ce n’est pas l’unique raison de friction avec le gouvernement de Madrid, les relations se fondent sur des rapports de plus en plus indépendants.
En effet, durant cette dernière décennie, la base de données statistiques du pays basque affiche un revenu par habitant en matière de pouvoir d’achat de 99% en 1998. Quand en 1990, la moyenne européenne atteignait un taux de 89,62%. Il est une réalité, l’écart qui stigmatisait le pays basque du reste des niveaux moyens européens tend à se réduire. Aussi, le taux de croissance de l’emploi affiche 2,4% en 1999. Ces dix dernières années, le chômage a connu une évolution de résorption perceptible. En 2000, 143 000 emplois ont été créés et à ce même moment le taux de change s’est fixé à un maximum de 25%. Dépourvu de ressources naturelles exploitables, le pays basque a surtout investi en hommes et en technologie. Même si depuis toujours, le secteur industriel, soumis aux influences des variations conjoncturelles se présente sous les meilleurs auspices. Il a atteint au terme de l’exercice 1999 un taux de croissance de près de 2,7%. Les analystes basques continuent d’émettre un pronostic des plus optimistes. Ils tablent sur «le profil de l’indice de production industrielle», pour annoncer que « la phase de ralentissement de ce secteur touche à sa fin». Il s’amorce une phase beaucoup plus dynamique qui reposerait sur «un meilleur comportement du secteur extérieur». Pour l’heure, l’économie basque s’identifie par un certain composant. Il s’agit en l’espèce du «Catalogue industriel et des exportateurs du pays basque», qui soutient à hauteur de 37% de la valeur ajoutée de la région. C’est que diffuse les comptes économiques de l’institut basque des statistiques (EUSTAT). En comparaison avec la moyenne de l’Union Européenne, ce taux est d’environ de 25%.
Cette effervescence industrielle trouve son origine dans l’exploitation du secteur du métal, dont s’est réalisé sa reconversion au cours des années 80. L’infiltration des marchés extérieurs et notamment européens a favorisé les résultats excédentaires enregistrés par l’EUSTAT.
Autour de la bourse de Bilbao, s’est enchaînée un essor des activités liées aux services dédiés aux entreprises et à la modernisation du commerce. Cette tangente reste tributaire du statut d’autonomie et de l’accord économique, qui a consolidé le système autonome des administrations. D’ailleurs, le réseau des parcs technologiques a facturé 1, 648 millions d’euros en 2001. Par rapport à l’année précédente, soit 2000, l’évolution est de l’ordre de 30,8%.
La moitié des entreprises installées s’active dans les technologies de l’information, le secteur aéronautique à hauteur de 232% et l’électronique à 8%. L’esprit d’ouverture vers des activités de pointe caractérise également les investisseurs désireux réalisé des joint-ventures notamment dans d’autres marchés…au Maroc pourquoi pas?

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